Estuaire d'en Rire : Clap de fin avec une 17ème édition de haute tenue

Les portes des Greniers à Sels se sont refermées dimanche après un dernier spectacle original et drôle. Le Commando Guimauve, qui a déambulé dans les rues de Honfleur samedi matin, a beaucoup fait rire les spectateurs, moins nombreux que lors des autres spectacles. Ils n'ont pas eu tort d'être curieux et sont repartis ravis de leur découverte. Il faut dire que le Championnat du Monde d'Aquatisme vaut le détour. La Compagnie La Bugne s'en donne à cœur joie dans la fantaisie et le burlesque avec des épreuves plus surprenantes que celles des jeux d'Intervilles ! Participatif, interactif, rempli de trouvailles amusantes, l'Aquatisme est un très bon spectacle familial.
Ainsi que l'a souligné le président du festival, Jean-Claude Herrault, lors du cocktail de clôture, la volonté de l'association est de rassembler autour de l'humour et de proposer un programme varié.
Le contrat a été rempli cette année avec des spectacles de grande qualité. Outre les têtes d'affiche Gaspard Proust et Bruno Salomone, excellents, les autres numéros ont tenu leur promesse et ravi le public venu un peu plus nombreux que l'an dernier.
"Estuaire d'en Rire" met un point d'honneur à respecter la vocation d'un festival qui est de découvrir de nouveaux artistes. On ne peut que féliciter la programmatrice Elise Lopes, qui a permis cette année de faire connaître les Blond and Blond and Blond ; la seule représentation à recevoir une standing ovation méritée. Drôlissime, le trio a présenté un spectacle intelligent, brillant, déjanté, remarquable tant dans l'écriture que vocalement et musicalement avec un énorme travail de réadaptation et d'arrangements musicaux. Des comédiens extrêmement talentueux.
Une fois encore, le bilan se montre donc très positif pour le président et son équipe qui s'emploient à maintenir l'esprit convivial qui fait aussi la renommée du festival.  Les artistes y contribuent également puisqu'ils acceptent volontiers de rencontrer le public après les représentations pour des séances de dédicaces et de photos.
L'on ne peut refermer la page de cette 17ème édition sans rendre hommage aux techniciens qui chaque année se retrouvent avec un réel plaisir. Ils effectuent un travail énorme afin que le festival se déroule de la meilleure façon. Quant aux bénévoles de l'association, le festival ne serait pas ce qu'il est sans leur présence active et sympathique, aux petits soins pour les artistes et les festivaliers. Un grand merci à eux que l'on retrouvera volontiers l'an prochain.


Pauline Bréhat

Les « 50 nuances de rires » de Bruno Salomone

« A peine une minute de vie qu'il était déjà mort de rire ! »
A peine une minute de texte que Bruno Salomone happe le spectateur dans son jubilatoire one-man-show « Euphorique . »
Revenu à ses premières amours - la scène-  l'humoriste et comédien livre, dans un conte moderne, l'histoire de Golri, l'enfant né en riant, abandonné et retrouvé. Son premier cri a été un éclat de rire et, depuis, il a ri, tout le temps, encore et toujours, en toute circonstance. L'on pourrait penser qu'il vit de façon idéale ; rire en permanence, un vrai bonheur ! Cependant, rire ne veut pas forcément dire être heureux. D'aucun pense qu'il est malade, d'autres qu'il est fou ; certains le prennent pour le diable et quelques autres pour le messie. Peut-il vivre normalement dans un monde qui prend tout au sérieux ? Peut-on trouver sa place lorsque l'on est différent ? C'est l'une des questions posée par le texte, car, sous couvert d'humour et de drôlerie, la pièce aborde nombre de sujets amenant à la réflexion.
Dès le commencement, le spectateur peut être surpris par l'originalité du propos, l'intelligence du texte et la légère impression d'entrer dans un monde délirant.
« J'imagine la position du spectateur un peu méfiant au début, se demandant « mais où veut-il aller ? ». J'aime l'idée d'embarquer les gens, de les emmener faire un voyage » confie le comédien.
 
Bruno Salomone a écrit le spectacle il y a deux ans -« je dis souvent que j'ai mis 46 ans à l'écrire, comme s'il avait fallu le mûrir, l'enrichir de mon vécu »- aidé par Gabor Rassov qui « a donné une vraie dramaturgie à l'ensemble. Je ne voulais pas d'une succession de sketches mais une vraie continuité. L'envie était de raconter une sorte de conte que chacun pourrait interpréter à sa façon. »
L'idée est venue au comédien après la question d'un journaliste désireux de savoir quel était son plus vieux fou-rire. « J'ai répondu, je suis né en riant ». On m'en a reparlé par la suite, reposé la question et certains y ont même cru. Je me suis dit que c'est une histoire qui devenait presque vraie, une histoire possible. C'est en fait une extrapolation de la vision qu'ont les gens de notre métier. On nous dit souvent « vous, vous devez vous marrer tout le temps ! » Alors j'ai pensé « autant y aller à fond !  Et il n'y a que sur scène que je peux aller là où je veux. »
L'un des messages que veut transmettre la pièce est l'idée que rire est important et que l'on a tous envie d'être joyeux. Or le monde n'accepte pas toujours que l'on manifeste de la joie – même au spectacle le public est timide ! -
« Le rire est essentiel. Il est bon d'entendre « On s'est bien marrés » après une soirée, un spectacle, un événement. Il existe mille façons de rire, mille façon d'interpréter. » affirme Bruno Salomone. « Pour moi c'est aussi fort que l'amour. 50 nuances de rires ! » ajoute-t-il ...en riant.
Le comédien jouait pour la première fois à Honfleur, qu'il ne connaissait qu'en tant que touriste ; il en a été ravi. Il a apprécié le public qu'il a qualifié de « fin, intelligent ». « J'ai senti que les gens entraient petit à petit ; il y avait une écoute rarement rencontrée. »
« Euphorique » a été joué pour la première fois en avril 2016 à Paris, et poursuit son chemin partout en France avant un retour à Paris.
Et si l'on exclut la finesse, la drôlerie mais aussi une part d'émotion, il y a au moins une autre bonne raison de courir voir le spectacle : pour la performance de Bruno Salomone incarnant une quarantaine de personnages avec des accents et des mimiques multiples. Un brillant comédien.

Pauline Bréhat


Une soirée de gala d'inégale qualité...

Les Greniers à Sels étaient presque complets vendredi soir pour la soirée de Gala confiée à Jarry. Ce dernier avait invité six autres artistes à venir fêter un anniversaire. Tel était le thème du spectacle qui, qualitativement, s'est montré en deça des soirées précédentes.
Mêlant improvisation et texte écrit, Jarry a assuré la présentation intervenant avec chacun des autres humoristes entre leurs sketches respectifs. Le public a découvert en Valérie Damidot la surprise concoctée par le parrain du festival. L'animatrice télé ne fera peut-être pas carrière sur scène mais elle a pris visiblement plaisir à jouer la one woman show pour la première fois.
Deux comédiens ont surclassé les autres humoristes : Guillaume Bats, jouant la carte de l'autodérision avec beaucoup de talent et d'intelligence, et Laura Laune que l'on aurait aimé écouter plus longuement. Ceux-ci mériteraient grandement d'être invités en solo au prochain festival...
A noter la prestation de Thomas Angelvy, jeune humoriste prometteur.
Le clou du spectacle fut  l'annonce de Jarry révélant qu'il y avait effectivement un anniversaire à fêter. Il organisa une sorte de « Qui-est-ce ? » géant permettant de révéler l'identité du fêté : il s'agissait de Pierre Arnaud, patron du Chat Qui Pêche, partenaire du festival, à qui Jarry rendit un bel hommage. Le restaurateur est en effet une pièce maîtresse d'Estuaire d'En Rire, puisque depuis les débuts il y a 17 ans, il nourrit gratuitement les techniciens et les artistes. Une généreuse et belle fidélité.
A l'issue du spectacle, tous les humoristes se sont prêté de bonne grâce et en toute simplicité aux séances de photos et dédicaces.

P.B.


Laura Laune : une jeune fille pas si innocente !

Venue de Bruxelles, Laura Laune est l'une des invitées de Jarry pour de la soirée de gala d' Estuaire d'En Rire. Elle découvre Honfleur et avoue ne pas connaître le festival mais se montre ravie de partager le plateau avec Jarry et ses atypiques. « C'est sympa de jouer à plusieurs, il y a moins de pression, on ne porte pas le spectacle tout seul » souligne-t-elle.
Cette jeune fille d'apparence très sage aurait pu embrasser une carrière de médecin, de pharmacienne ou d'avocate comme les membres de sa famille. Mais, « vilain petit canard », elle sent très tôt la fibre artistique résonner en elle.
« J'ai fait du dessin, de la peinture, de la danse, du piano et du théâtre. Cette discipline est devenue ma passion. En parallèle, je faisais des études d'architecture ; j'ai pas mal joué dans ce cadre. J'ai passé ensuite des castings plus professionnels; la chance a voulu que je sois prise dans une comédie de boulevard qui se jouait à Paris. Cette pièce m'a beaucoup plu. »
Après avoir expérimenté le répertoire classique, elle se rend compte que le comique lui correspond parfaitement. Elle se met à écrire en collaboration avec Jérémy Ferrari qui l'inspire beaucoup dans sa façon de travailler. « J'écris de mon côté et Jérémy conseille, jette un regard extérieur utile. » Une collaboration presque évidente en regard de leur humour noir incisif, irrévérencieux, provocateur.
« Je parle de choses réelles, de sujets de société » explique Laura Laune. « Je me documente pour mieux traiter les sujets qui me touchent. Bien sûr je n'impose pas une façon de penser. Je suis fan de l'humour américain ou australien, avec cette façon très directe de dire les choses. »
L'humoriste aborde tous les sujets sans tabous qu'il s'agisse de racisme, avortement, maternité, maltraitance ou encore homosexualité « mais il y aussi des choses légères » précise-t-elle.
« Mon personnage est une fille très timide – moi en exagéré- dont les propos ne correspondent pas du tout à son physique. Je me suis rendu compte que cela fonctionnait très bien. » Son humour trash lui est venu naturellement en écrivant et le contraste avec son apparence innocente fait mouche !
Laura Laune a joué son premier spectacle d'humour en 2013 sur une scène ouverte à Paris. Succès immédiat du « Diable s'habille en fille ». Elle est primée 17 fois en festivals d'humour et poursuit, depuis, son irrésistible ascension. Et d'ailleurs, certains ne s'y trompent pas puisque l'artiste a été contactée par plusieurs collègues humoristes afin d'écrire pour eux. « C'est un exercice qui me semblait difficile mais qui finalement s'avère plutôt agréable » déclare Laura. « C'est plus confortable. J'écris tout ce qui me vient en tête et l'artiste prend ou pas. » En tout cas, il y a fort à parier que les spectateurs des Greniers à Sels prendront avec grand plaisir !


Pauline Bréhat


Jarry: un atypique et généreux parrain...

« Cela m'a vraiment touché que l'on me propose d'être parrain d'Estuaire d'En Rire car j'aime ce festival » s'enthousiasme Jarry. « Je suis déjà venu jouer il y a deux ans à Honfleur et j'ai eu un vrai coup de cœur tant pour le festival que pour les gens de l'association. Il y a une dimension familiale que j'apprécie ; tout le monde est sympathique ; les gens se parlent, c'est simple et le public est formidable. Nous sommes très bien reçus et l'on ne se dit pas « C'est une date de plus ». On est vraiment content d'y être. »
Ne pas être sérieux est un emploi à plein temps pour Jarry et s'amuser, sa philosophie de vie, « comme si tous les jours j'allais à Disneyland » donne-t-il souvent comme image. Il s'est découvert très tôt la passion du théâtre, de la danse, de la comédie et selon [ma] maman «j'ai apparemment fait mes premiers pas sur Mickael Jackson ! » Dans son village angevin, le milieu artistique n'est pas familier à sa famille de vignerons et ouvriers de fonderie. Jarry entame donc des études de lettres « pour faire plaisir. J'ai un peu détourné le problème en enseignant le théâtre à des ados en difficulté et auprès d'instits, au Maroc et en Tunisie, utilisant cette discipline comme apprentissage de la langue. » C'est alors que son père, très malade, le libère en quelque sorte, acceptant que son fils fasse ce qu'il souhaite.
Comme tout futur artiste provincial qui se respecte, le jeune Jarry quitte sa région et monte à Paris où après un changement radical de vie, il finit par trouver son équilibre. « J'ai passé des castings, fait de nombreuses rencontres et beaucoup travailler pour avancer. J'ai trouvé un agent artistique, jouer au théâtre et au cinéma. C'est en tournant avec Didier Bourdon que celui-ci m'a poussé vers le one-man-show. »

Cet artiste aux multiples facettes suit donc le chemin de l'humour et cela lui réussit plutôt bien. Il met également en scène, écrit pour d'autres artistes et... pour lui-même ! « Il est difficile d'écrire pour moi car mes spectacles sont liés à ma personnalité. Ils racontent une histoire pour arriver au final, à me moquer de moi-même. Je ne pratique pas d'humour communautaire ; on peut rire de tout. Surtout je ne me moque pas des gens.Ce ne sont pas des blagues ou des vannes. Il me semble que je fais dans l'absurde, mais l'absurde accessible. »
Le droit à la différence est l'un des thèmes de prédilection de Jarry. « Je suis agacé d'entendre expliquer, à la télé, ce qui nous divise. J'aimerais que l'on montre ce qui nous rassemble. On ne peut pas s'entendre avec tout le monde, on est tous différents mais ça ne veut pas dire que l'on ne peut pas vivre ensemble. C'est le message que j'aimerais faire passer. »

Une soirée de gala unique

L'équipe du festival a confié la soirée de gala à Jarry. Pour les spectateurs des Greniers à Sels, il a concocté un spectacle hors-norme, sur le thème « On fête l'anniversaire de quelqu'un » et, pour cette occasion, a invité six humoristes tout aussi atypiques : Laura Laune, Ariane Brodier, Guillaume Bats, BenH, Mickael Montadir et Thomas Angelvy. Belle idée.
« J'ai choisi un plateau ouvert pour mettre en lumière de jeunes artistes talentueux. Je n'ai pas été pistonné, j'ai avancé à force de retrousser mes manches et grâce aux rencontres. Quand on commence, il me semble que ce sont les plus belles années alors je suis heureux de les soutenir » souligne-t-il.  Sept humoristes ensemble sur scène et une surprise « une très grosse surprise qui devrait faire plaisir. Quelqu'un viendra jouer un sketch pour la première fois de sa vie » indique-t-il mystérieusement !
Jarry tient à préciser qu'il s'agit d'un spectacle familial où l'on peut amener les enfants pour leur dire que « l'on peut rire de tout et rire de soi. Les jeunes sont souvent susceptibles, souvent dans le rapport de force. J'aimerais qu'ils sachent que l'on peut avoir du recul sur soi, que l'on n'est pas obligé d'être le meilleur pour réussir. » Un artiste atypique, généreux et sensible.
Et après le festival ? Jarry prendra quelques jours de repos aux alentour de Honfleur car « j'ai envie de me mettre au vert et de manger des fruits de mer. Et vive les huîtres ! » conclue-t-il en riant.

Gala Jarry et ses atypiques
Vendredi 16 septembre à 20h30

Pauline Bréhat


Le cynisme de Gaspard Proust en ouverture d''Estuaire d'En Rire

Le président d'Estuaire d'En Rire, Jean-Claude Herrault pourrait enseigner à bon nombre d'orateur comment présenter un événement sans phrases inutiles et en allant à l'essentiel ! Après les remerciements aux bénévoles, à la municipalité, aux partenaires, aux techniciens et au public, il a souhaité tout simplement un bon festival aux amateurs d'humour. Nathalie Oléon-Papin, adjointe à la culture, représentant le maire Michel Lamarre, a été tout aussi concise en rappelant que la municipalité continuait de soutenir le festival (financièrement et techniquement) et en remerciant J-C. Herrault pour son engagement discret mais efficace.

La 17ème édition a donc débuté avec Gaspard Proust dans des Greniers à Sels combles et totalement acquis à l'humour délicieusement et méchamment noir de l'humoriste. L'on rit dès les premières secondes pour ne s'arrêter qu'à la fin du spectacle.
S'il est resté absent de la scène durant deux ans, Gaspard Proust n'a rien perdu de sa verve diablement grinçante. Dans son « Nouveau Spectacle », il continue d' assener des horreurs avec un tel calme et un tel naturel qu'il arriverait à faire mourir de rire les oreilles les plus chastes. L'humoriste se livre à une radioscopie de notre société dont les travers sont toujours brillamment pointés.
Oui on peut rire de tout et Gaspard Proust ne s'en prive pas. S'il aborde l'actualité, moult sujets de société sont traités : le handicap, le racisme, le sida et le cancer, les bobos, Paris et la province « l'illusion du pouvoir et la certitude de l'impuissance », la vieillesse, le féminisme, le couple qui « est le seul endroit où la résignation est vue comme de la sagesse », les attentats, les philosophes et les politiques. Ah les politiques ! Tout un programme ! Gaspard Proust les affectionne et tout le monde en prend pour son grade ; reconnaissons avec lui qu'il y a beaucoup à en dire !
L'humour tranchant et incisif de Gaspard Proust a fait mouche en cette première soirée. Un talent que n'aurait pas renié Pierre Desproges auquel on ne peut s'empêcher de faire référence.

Pauline Bréhat                                                                                                             15/09/2016


A vos rires ! Prêts ?...

Prêts à venir passer des moments très drôles ?
Le festival « Estuaire d'En Rire » débutera mercredi soir et les préparatifs vont bon train depuis mardi matin.
Les techniciens ne ménagent pas leurs efforts pour transformer le lieu en un véritable théâtre.
« 80m3 de matériel ont été entreposés dans les Greniers à Sel : projecteurs, rampes, gradins etc... » explique le régisseur général Gilles Mogis. « Une partie de ce matériel nous est prêtée, par des théâtres par exemple, et l'autre partie est louée chez des prestataires locaux. »
« Nous formons une équipe d'une quinzaine de techniciens intermittents et bénévoles, qui venons du Havre, de Rouen et même de Belgique » précise Fabrice Faivre de l'équipe de production. « La plupart des personnes qui travaillent sur le festival sont là depuis les débuts. On aime s'y retrouver car il y règne vraiment une très bonne ambiance. »
Pas d'inquiétude donc : les techniciens œuvrent en amont et pendant toute la durée du festival afin d'accueillir artistes et public dans les meilleures conditions.

 

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P.B.

Gagnez vos places...

Jeu N°4 : Pour assister au spectacle de "Championnat du monde d'Aquatisme " du 18 Septembre répondez à cette question : Honfleur-infos est partenaire du festival "Estuaire d'en rire" depuis ? Répondez par Mail à l'adresse suivante : contacthonfleurinfos@gmail.com sans oublier de mentionner votre nom et votre prénom. Si vous avez la chance avec vous, la rédaction du journal vous contactera si vous avez gagné.


Jeu N° 3 : Pour assister au spectacle de Jarry du 16 Septembre répondez à cette question : qui est l'auteur des affiches du festival "Estuaire d'en rire" ? Répondez par Mail à l'adresse suivante : contacthonfleurinfos@gmail.com sans oublier de mentionner votre nom et votre prénom. Si vous avez la chance avec vous, la rédaction du journal vous contactera si vous avez gagné.

 

 

La réponse au jeu N°3  : qui est l'auteur des affiches du festival " Estuaire d'en rire " ? la réponse est : KINKAS

Bravo à : Aurélie Bouquerel et Pascale Le Mat.


Jeu N° 2 : Pour assister au spectacle de Blond & Blond du 15 Septembre répondez à cette question : Quand a été lancé la première édition du festival "Estuaire d'en rire" ? Répondez par Mail à l'adresse suivante : contacthonfleurinfos@gmail.com sans oublier de mentionner votre nom et votre prénom. Si vous avez la chance avec vous, la rédaction du journal vous contactera si vous avez gagné.

 

La réponse est : 2000.

Les gagnants sont :Edith Desmont  - Pascal Bohéme - Laure Dujardin - Valérie Jéhanne  - Jocelyn Lefranc - Hervé Boivin.

 


Jeu N° 1 : Pour assister au spectacle de Gaspard Proust du 14 Septembre répondez à cette question : Qui est le parrain d'Estuaire d'en rire pour l'édition 2016 ? Répondez par Mail à l'adresse suivante : contacthonfleurinfos@gmail.com sans oublier de mentionner votre nom et votre prénom. Si vous avez la chance avec vous, la rédaction du journal vous contactera si vous avez gagné.

 

Les gagnants sont :

Stéphanie Pillon - Magaly Lereverent - Nadine Genest - Charline Lecomte.


Commando Guimauve et Aquatisme : le pari du burlesque...

C'est après avoir vu la compagnie "La Bugne" au Festival des Arts de la Rue d'Aurillac qu' Elise Lopes, programmatrice d'Estuaire d'En Rire, a décidé de l'inviter au festival honfleurais. Elle y a sa place puisque le burlesque et le décalé sont la signature de cette compagnie de théâtre de rue.
Yannick Saulas, le fondateur, fait partie du noyau dur artistique avec Jérémy Morelle et Laurent Mougenot auxquels se joignent, selon les créations, d'autres artistes.
L'association a succédé à une précédente compagnie en 2013. Elle est basée à Lille et se produit principalement dans la région Nord-Pas-de-Calais mais tend à se déplacer de plus en plus : Aurillac, Le Croisic, Troyes, Belgique...et Honfleur !

Yannick Saulas était cuisinier avant de devenir professionnel ; il a une formation de jonglerie. Jérémy Morelle était technicien du son avant d'être sur le devant de la scène et Laurent Mougenot a une formation circassienne. Si l'on trouve une part d'improvisation dans leurs spectacles, ceux-ci sont cependant très écrits par les trois comédiens eux-mêmes. La création est leur motivation et tandis qu'ils continuent de présenter leurs différents spectacles, ils travaillent en parallèle à un nouveau projet intitulé « Les facteurs culinaires » ; du burlesque participatif autour de la cuisine.

Pourquoi le burlesque ? « Nous ne cherchons pas à faire de spectacles moralisateurs » explique Yannick Saulas. « Nous vivons dans un monde où il y a trop de règles imposées et subjectives, nous  souhaitons donc les dénoncer avec humour en proposant des règles absurde et décalées. Mais, il faut dire que c'est aussi dans notre nature ! Nous avons un tempérament jovial, sociable ; nous aimons les gens et l'humour est une façon de rentrer plus facilement en communion avec eux. »
Un climat détendu, joyeux et ludique que les honfleurais découvriront à travers deux animations et un concept étonnant : la volonté d'être mouillé alors qu'il n'y a pas d'eau !
Tout d'abord, le Commando Guimauve déambulera et proposera des interventions artistiques en ville , samedi 17 à partir de midi. Trois « plongeurs » exploreront les rues honfleuraises à bord d'une baignoire mobile supportant une sono qui diffuse du Tino Rossi. Ce drôle de Commando n'aspire qu'à une chose : « propager l'amour et la danse ; mais surtout l'amour ! » souligne Yannick Saulas.
La deuxième intervention aura lieu le dimanche 18 dans les Greniers à Sel avec le Championnat du Monde d'Aquatisme. De l'apnée en aquarium, du tobbogan artistique, du kayak sur terrain sec : ce sont quelques-unes des épreuves pour lesquelles le public saura encourager les athlètes !

De la bonne humeur et des rires en perspective.
Samedi 17 septembre à 12h, déambulation dans la ville avec le Commando Guimauve
Dimanche 18 septembre à 15h aux Greniers à Sels : Championnat du Monde d'Aquatisme


Pauline Bréhat


« Hømaj à la chonson française » : un triø musical « galen »* venu du froid !

Ah ! la Suède !: ses harengs, ses meubles, ses petits pains croquants, son cheval dalécarlien, Abba, ses allumettes, ses clichés aussi... !
Heureusement, il existe un trio artistique qui sort vraiment du lot : Blønd and Blōnd and Blónd. Une curiosité nordique que les honfleurais découvriront jeudi 15 septembre aux Greniers à Sel.
Leur répertoire se révèle étonnant puisqu'il se veut un « hømaj » à la chanson française
Le trio est composé d'un frère, Tø, et de deux sœurs, Glär et Mår. Nous avons eu le privilège de contacter cette dernière qui nous a conté leur histoire.

Originaire du nord de la Suède, la famille Blønd a vécu enfance et adolescence dans une petite ville appelée Jokkmokk. Elèves d'une école catholique, la musique a toujours joué un rôle primordial dans leur vie, en partie grâce au Père Ølaf qui a laissé une puissante empreinte musicale.
« Nous avons toujur chanté et surtout des chonsons françaises », confie Mår avec son charmant accent. « Cela s'explique par nōtre proximité du cercle polaire à cause duquel nous ne pouvions capter qu'une seule radió : « Nόstalgie ». Nous nous sommes laissés inspirer par la chanson française. »
Les enfants Blōnd ne sont pas issus d'une famille d'artistes, leur parents étant plutôt artisans même s'ils pratiquaient de la sculpture sur élan (!). Ils sont pourtant tous musiciens : « Tø joue de la guitare classique et électruk », précise Mår, « Glär joue du yukulelete et s'illustre dans la pratique du kazoo et moi-même je joue de la contrebasse et du violon. »
Grâce au Père Ølaf, la chanson française les a bercés. « Avec lui, on décørtiquait les textes et avec le décalage de la langue, nous est apparu un sens totalement différente. On a découvert des chonsons profondes. Notre spectale est un « hømaj »à toutes les pépites que recèle la chanson française. »
On y trouve en effet une chanson sur la féminité « Au bal masqué » de la compagnie Crédule, « Voyage, voyage » un pamphlet sur le voyage y compris les déplacements douloureux comme l'émigration ou encore des textes influents comme « Le lapin » ou « A la qů lů lů ».

Glär « la main de fer dans un gant de velours », Mår gai luron, trublion, un peu grivoise et Tø, lunaire et sarcastique sont arrivés à Paris il y a six ans pour y découvrir enfin la « french way of life ». « Cela ne pouvait se passer autrement, la France est notre « Eldoradus », se réjouit Mår. Lorsqu'ils ont présenté leur spectacle, le trio a été très surpris de voir la réaction du public ; « en Suède, ces chonsons font réfléchir, les gens pleurent, même en écoutant les plus cøcasses. On ne se savait pas posséder un humúr français caché ! »
Le trio Blónd a entendu parler du festival Estuaire d'En Rire et se dit ravi de se produire à Honfleur.
« C'est une consécration pour nous. De plus, nous arrivons avec des mórceaux que nous n'avons pas encore présentés ; c'est donc comme une grande première » s'enthousiasme Mår.

Après avoir proposé aux honfleurais leur « humúr » suédois, mis en scène par Eric Métayer, les frères et sœurs continueront de dispenser leur «Blønd parole » décalée notamment à l'Européen à Paris (du 19 janvier au 2 avril 2017) et en tournée partout en France.

Jeudi 15 septembre à 20h30
aux Greniers à Sel

*fou, abracadabrant en suédois

Pauline Bréhat


Estuaire d’en rire: du 14 au 18 septembre

17ème édition du festival d’humour honfleurais.
Venez rire avec nous dans les Greniers à Sel de Honfleur.
Mercredi 14/09 : Gaspard Proust


Jeudi 15/09 : Blond and Blond and Blond (spectacle musical et comique )


Vendredi 16/09 : Soirée de gala, présentée par Jarry (Parrain du Festival cette année)


Samedi midi 17/09 : Animation déambulatoire en centre-ville avec les Aquatiques, troupe burlesque et débridée


Samedi soir 17/09 : Bruno Salomone


Dimanche 18/09 : Les Championnats d’Aquatisme.
Billetterie en vente à l’Office de Tourisme
Plus d’infos : www.estuairedenrire.com


Estuaire d'en rire 2016

VOTRE FESTIVAL FAVORI JOUE LES PROLONGATIONS

Nous avons le plaisir de vous annoncer en exclusivité la prolongation des TARIFS REDUITS concernant votre festival humoristique Estuaire d’En Rire et ce, jusqu’au 10 JUILLET 2016 !
C’est le moment ou jamais de vous procurer vos places afin de vous joindre à nous, et de vivre de beaux moments de rire et de convivialité !
Réservations en points de vente habituels et sur Internet.