Sandrine Bourreau : une profonde sincérité

La 16ème édition de « Estuaire d’en Rire » a accordé une large place aux femmes. Après Trinidad qui a revisité la condition féminine et Vérino qui leur a rendu un véritable hommage, l’humoriste Sandrine Bourreau a souhaité également leur parler en jouant, samedi en matinée, son personnage fétiche « Claudette Fuzeau et les femmes d’aujourd’hui. »
Par la voix de « sa » Claudette « thérapeute éclairée », l’auteure tente de faire comprendre d’où vient cette habitude si féminine de culpabiliser et remonte pour cela jusqu’à la préhistoire dans des explications hilarantes. Grâce à Claudette la réflexion s’engage. La femme est-elle vraiment l’ennemie de la femme alors que toutes devraient être solidaires ? Comment faire pour avoir confiance en soi ou pour savoir dire « non » ? Comment ne pas chercher à être une femme parfaite ? Comment trouver sa place ? Autant de questions essentielles auxquelles la comédienne répond avec une drôlerie, un  humour qui font mouche.
Elle sait faire passer les messages qui la touchent grâce au bon sens et à l’humanité de son personnage qu’elle aime profondément. On rit beaucoup mais l’on est également touché, ému par certaines situations ou petites phrases qui ont une résonance puisque vécues par les femmes à un moment ou un autre de leur vie.
Et puis l’on est admiratif du talent de comédienne de Sandrine Bourreau. Seule en scène, avec son décor et ses accessoires, elle investit le lieu, emplit l’espace ; elle est chez elle. Elle donne avec générosité ce qu’elle sait faire : jouer la comédie avec l’humour comme cheval de bataille.
Si Sandrine Bourreau trouve sa place sur scène, c’est qu’elle a attrapé le virus toute jeune grâce à ses parents comédiens amateurs passionnés. Elle fréquentait encore l’école quand elle a joué Martine dans « Les femmes savantes » avec une compagnie professionnelle de son lieu de vie dans les Deux-Sèvres. L’aventure commençait…
L’artiste, devenue professionnelle en 1989, considère comme une chance d’être recalée au Conservatoire National et aux cours de la Rue Blanche. En effet, cela lui permet de suivre une formation à l’Institut International de l’Acteur à Lectoure (Gers) auprès de professeurs russes issus du GITIS, la plus grande école d’art théâtral de Russie : « j’y ai rencontré des professeurs extraordinaires, très exigeants. Ce fut un gain de temps, car j’y ai appris mon métier bien plus rapidement que dans n’importe quel autre cours. »
Elle joue ensuite dans différentes compagnies avant de faire une pause le temps de s’occuper de sa première fille. Lorsqu’elle souhaite reprendre le chemin des planches, elle décide de « me remettre dans le bain en faisant un stage dans le village de Pougne-Hérisson, proche de chez moi, auprès du conteur Yannick Jaulin, créateur du festival du Nombril du Monde. Cela change ma vie. Le stage débouchait sur une intervention dans ce festival. Au cours d’une improvisation je me suis mise à parler comme ma grand-mère, mon inspiratrice. Voix, accent,  posture, c’était la naissance de Claudette Fuzeau. » Le succès se fait jour avec le spectacle « La croisade du bonheur » qu’elle joue encore en alternance.
Toujours avec une même sincérité, Sandrine Bourreau poursuit son travail sur les femmes, sans donner de leçon mais en essayant de comprendre leur complexité et de chercher avec elles des solutions pour trouver leur place. Le prochain spectacle prévu pour 2017 se fera à quatre mains avec le philosophe et écrivain Alain Guyard (auteur de « la soudure »), mais sans Claudette.  « Je ne l’abandonne pas complètement puisque je joue les deux spectacles dans lesquels elle est présente. J’ai besoin de me détacher un peu du personnage qui est devenu vraiment mon double. Une distance nécessaire pour avancer. »
L’on suivra donc avec intérêt cette nouvelle aventure. Nul doute cependant que nous retrouverons Claudette et ses mogettes qui rendent heureux ! Qui sait peut-être sera-t-elle à nouveau présente dans la prochaine édition d’Estuaire d’en Rire mais, cette fois,  « vedette »  d’une soirée. Claudette et Sandrine le méritent largement…

Pauline Bréhat


La visite guidée de «Claudette Fuzeau»

Samedi matin, le guide conférencier de l’Office de Tourisme, Frédéric Lecomte, avait une assistante de choix en la personne de Claudette Fuzeau.  L’humoriste Sandrine Bourreau avait revêtu le costume de son personnage « agricultrice dans les Deux-Sèvres, magnétiseuse de mogettes et thérapeute éclairée » pour suivre une visite originale et joyeuse avec un groupe de 45 personnes de tous âges.
Au départ de l’Office de Tourisme, Claudette a insisté pour parler du lavoir faisant partie du quartier St-Léonard. Bien lui en a pris puisque l’on a ainsi pu apprendre que les femmes du quartier, faute de moyens, ne pouvaient pas laisser les linceuls autour des corps et devaient les laver afin qu’ils resservent ; d’où la croyance que les nuits de pleine lune, l’esprit des morts resurgit des eaux du lavoir.
Entre questions pertinentes, explications farfelues, anecdotes et réflexions drôles, le groupe a découvert le quartier de l’Enclos par la Rue de la Ville qui était la rue principale de la vieille ville au moyen-âge. Une étape dégustation a permis à Claudette de comparer le pommeau au pineau de sa région natale avec, bien évidemment une préférence pour ce dernier !
Claudette qui, en observant les maisons hautes et étroites du bassin croyait que les honfleurais étaient très grands et maigres, a compris que Mme de Montpensier était une excellente femme d’affaires. En effet, propriétaire des terrains jouxtant le bassin, elle vendit une première fois des petites parcelles sur lesquelles furent construites des maisons avec un rez-de-chaussée et un étage. Puis à la création de la Rue du Dauphin, elle vendit le même terrain à des acquéreurs qui construisirent ainsi leurs maisons sur les premières mais avec une entrée côté Rue du Dauphin ! Une explication qui a beaucoup plu à Claudette !
La visite fantaisiste s’est poursuivie vers la Lieutenance, la place Hamelin et enfin l’église Ste-Catherine où Claudette a encore fait beaucoup rire les visiteurs.
Au-delà de l’improvisation, Claudette Fuzeau s’est beaucoup investie et son duo avec Frédéric Lecomte a ravi les participants qui ont unanimement apprécié cette visite humoristique. Une excellente idée sans doute à renouveler…

P.B.


gagnez vos places avec Honfleur Infos.

Vous êtes membres du « Club Honfleur-Infos » ? Gagnez vos places pour assister au spectacle de "Willy Rovelli" le Dimanche 20 Septembre à 17h00 au Grenier à sel en vous répondant à cette question : Qui est la marraine de l'édition du festival Estuaire d'En rire 2016 ?  : Nathalie Oléon Papin - Lydia Orange - Nicole Avezard.

Répondez par téléphone au 07 82 78 61 08 ou bien par mail : contacthonfleurinfos@gmail.com avant le dimanche 20 Sept à 12h00.


Les vainqueurs sont : Jean-Jacques Bresson - Christian Desmont - Pierre Thomas - Jocelyne Leroy. Bravo à eux et merci aux organisateurs du festival Estuaire d'En Rire pour ce partenariat...


« Et pendant ce temps, Simone veille » : « un spectacle plus féminin que féministe »

C’est en 2012, à la suite de l’affaire Strauss-Kahn, que Trinidad, auteure, comédienne, chanteuse, éprouve le besoin d’écrire sur la condition féminine. Elle est à la fois choquée et en colère d’entendre tant d’inepties et blagues douteuses sur les femmes dans les médias.
« J’ai tout de suite senti que je devais écrire sur le sujet. Il me semble que je fais partie de la dernière génération qui se souvient de ce qu’ont fait les femmes pour sortir de leur condition. J’ai eu cette vision de trois femmes dans leur quotidien et me suis imaginé comment leurs filles ont pris leur place dans la société. Quatre générations qui revisitent la condition féminine des années 50 à nos jours. Il était important de parler des années 90 durant lesquels les femmes ont pu avoir accès au pouvoir. »
Trinidad a fait de nombreuses recherches historiques pour écrire ce spectacle. Elle est partie du postulat que les femmes ont travaillé pendant la guerre puisque les hommes étaient au front. La main d’œuvre féminine a joué un rôle économique essentiel ; elle a fait tourner les usines, travailler aux champs. De quoi faire trembler les fondements de la domination patriarcale ! On les a donc renvoyées chez elle à la Libération mais « ce ne fut pas la leur, contrairement à ce que vantait le slogan de la marque Moulinex assurant de libérer les femmes avec ses robots ménagers ! » s’offusque Trinidad. « Quand on pense que les françaises n’ont eu le droit de vote qu’en 44 et que celui d’utiliser personnellement un chéquier date d’il y a cinquante ans, ça fait froid dans le dos ! »
Malgré ce constat, l’artiste ne se situe pas comme une féministe radicale des années 70. Il faut remettre dans son contexte le féminisme de l’époque : « le chemin que nous devons suivre n’est pas tout à fait le même, il y a eu une évolution, les femmes du MLF revenaient de loin ; on a quand même guillotiné pour des avortements ! »
Trinidad ne se sent pas en guerre, consciente que « la vie l'a faite femme et que c’est à elle de prendre sa place. ». Elle qualifie ce spectacle de féminin plutôt que féministe car il n’y a aucune revendication seulement un constat. Les hommes, au fil des années, ont aussi développé leur côté féminin et la comédienne veut montrer qu’ « il y a moyen d’avancer ensemble et de ne pas repartir en arrière. »
C’est encore et toujours par l’humour que l’ex-chroniqueuse du « Fou du roi » sur France Inter cherche à faire réfléchir « l’humour n’est pas un but mais un moyen, c’est le verre d’eau qui permet d’avaler le gros cachet », affirme-t-elle, « car, en face, personne ne se sent agressé. » Elle a donc ponctué sa pièce de chansons et publicités de l’époque évidemment parodiées par sa plume truculente.
« Et pendant ce temps, Simone veille » continuera de tourner en 2016 et,  toujours très productive, l’on retrouvera Trinidad dans plusieurs spectacles poursuivant sa « mission » de transmettre et de contribuer à ce que les femmes trouvent leur véritable place.
Citons les comédiennes qui accompagnent sur scène Trinidad/Marcelle l’ouvrière: Fabienne Chaudat est Simone intervenant pour rappeler les dates importantes, Agnès Bové est France bourgeoise qui gère l’entreprise familiale et éveille les consciences, Serena Reinaldi est Giovanna issue de la classe moyenne dans l’acceptation de son destin.

Pauline Bréhat


3 Questions à… Vérino

H-I : Connaissiez-vous le festival « Estuaire d’en Rire » ?
V : "Non je l’ai découvert avec l’invitation qui m’a été faite. Je le trouve génial car tout le monde est adorable. C’est vraiment agréable car j’ai l’impression que c’est un endroit où les gens ont envie que tu sois heureux. Et c’est exactement ce que je cherche : que les gens en face de moi soient heureux. Quand on a le même désir, on a envie d’aller plus loin, de faire encore plus".

H-I : Vous êtes très actif (spectacles, vidéo sur le site via youtube, tournée qui débute), alors quand écrivez-vous ?
V : "J’écris tout le temps, dans n’importe quelles conditions chez moi, en tournée, partout. Je suis passionné par mon métier et je bosse 24h sur 24. J’utilise l’actualité et en parallèle ma vie personnelle. C’est un humour d’observation qui peut être noir, très positif ou absurde. Je n’ai aucune limite dans l’écriture et le travail. C’est vraiment une passion, depuis toujours. J’ai fait un peu de cinéma (« Fonzy » avec José Garcia, la série télévisée « Bref ») mais cela me plait beaucoup moins ; il y a trop de contraintes. La scène, c’est tellement énorme ; on est libre du début à la fin. J’aime trop ce métier !"

H-I : Que vous inspire Honfleur ?
V : "J’y étais déjà venu avec ma femme et mon premier fils. Il s’y passe quelque chose, on sent le passé. On a le sentiment que c’est presque faux tellement c’est vrai ! On dirait un décor mais les murs ont vécu tant de choses. Toute la ville est faite comme ça. C’est assez paisible."

P.B.


Ouverture officielle du festival               « Estuaire d’en Rire »

Et voilà, c’est parti pour la 16ème édition du festival du rire rassemblant tous ceux qui combattent la morosité !
Ces cinq jours de l’humour ont débuté mercredi soir dans les Greniers à Sels avec quelques discours de bienvenue et de remerciements mérités.
Claudette Fuzeau, le personnage incarné par Sandrine Bourreau, s’est déclarée présentatrice officielle du festival et ne s’est pas privée de faire des commentaires durant les interventions de Jean-Claude Herrault président du festival, Nicole Avezard marraine de l’édition 2015 et Michel Lamarre maire de Honfleur.
Les remerciements ont été adressés à tous ceux qui oeuvrent à la réussite de ce festival toujours apprécié, notamment aux bénévoles et techniciens, à la municipalité honfleuraise ainsi qu’à celle du Havre associée à « Estuaire d’en Rire » dans son partenariat avec l’Association des Apprentis d’Auteuil. L’institution qui développe un programme de formation et d’insertion auprès des jeunes a permis à quelques uns de s’investir dans la préparation et le service lors du cocktail privé de cette première soirée.
Place fut faite ensuite au premier spectacle de Vérino que vous retrouverez dans la rubrique « 3 questions à… ».  La première partie, prometteuse, fut assurée par Benjamin Verrecchia qui a bien fait comprendre combien il détestait les gens cultivés !...
La suite ce jeudi avec le spectacle de Arnaud Tsamère
P.B.


Gagnez vos places avec Honfleur Infos.

Vous êtes membres du « Club Honfleur-Infos » ? Gagnez vos places pour assister au spectacle de Sandrine Bourreau le Samedi 19 Septembre à 17h00 au Grenier à sel en vous répondant à cette question : Qui est le président du festival Estuaire d'En rire ?  : Michel Lamarre - Jean-Claude Herrault - Pierre Arnaud.

Répondez par téléphone au 07 82 78 61 08 ou bien par mail : contacthonfleurinfos@gmail.com avant le jeudi 17 Sept à 17h00. 



Les gagnants sont : Karine Bechet, Chantal Rault, Dolorès Foures, Patricia Vincent,Hervé Boivin, Caroline Loche, Jocelyne Leroy, Pierre Thomas....Bravo et félicitations à vous..


Nicole Avezard, marraine du festival estuaire d'en rire

Ce n’est pas Lucienne Beaujon, l’une des deux Vamps, qui officie cette année comme marraine du festival mais son double Nicole Avezard, auteure et créatrice du personnage.
Si elle a accepté l’invitation du président d’Estuaire d’en Rire, Jean-Claude Herrault, c’est parce qu’elle apprécie les festivals et leur ambiance particulière. Celle-ci ne ressemble en rien à l’effervescence d’un spectacle isolé : « leur durée permet de rencontrer du monde, ceux qui travaillent sur place à l’organisation ainsi que tous les artistes que, pour certains, je découvre. »
La comédienne suit les nouveaux comiques avec intérêt transmettant parfois ses conseils avisés à ceux qui lui en font la demande. Elle connait et adhère à l’humour d’Arnaud Tsamère et Vérino qu’elle a vus en spectacle. Ceux-ci ont été lancés sur le devant de la scène en partie grâce à la télévision et Nicole Avezard estime que « les émissions d’humour peuvent donner la possibilité à un bon nombre de jeunes humoristes d’exploser et de faire découvrir leur talent. »
En ce qui la concerne, après avoir quitté le duo des Vamps, Nicole Avezard a repris la pièce « Label Vamp » avec Isabelle Chenu qui joue la nièce de Lucienne. La tournée se terminera en décembre. La comédienne ne quittera pas la scène pour autant puisque 2016 verra la création de « Vamp in the kitchen », avec la même partenaire.
Ce nouveau spectacle ne l’empêchera pas d’exercer une autre passion pour laquelle, là encore, elle fait montre d’un grand talent : la peinture. Et si l’artiste est présente au festival ce n’est pas pour jouer mais bien pour exposer au Grenier à Sel. Une trentaine de tableaux seront proposés aux visiteurs pendant toute la durée du festival et l’exposition se prolongera à la Galerie 13 jusqu’au 31 octobre, galerie qui l’accueille en permanence.
La peinture a toujours fait partie de la vie de Nicole Avezard même si elle n’a véritablement commencé qu’à l’âge de 27 ans, comme le théâtre. Un gêne artistique familial puisque sa grand-mère et sa mère peignaient et que son frère Zevar est un dessinateur humoristique reconnu.
Elle peint chez elle dans son atelier à la campagne « le calme contraste avec le côté plus agité de la scène, cela me convient bien. J’ai une vie parfaite entre les deux ; tout se complète avec humour ; je vois toujours avec les lunettes de l’humour » précise-t-elle en riant.
L’on n’a aucun mal à la croire lorsque l’on regarde ses toiles qui apparaissent comme de petits sketches. Les drôles de femmes rondes qui investissent chacun de ses tableaux et que l’artiste a nommé les « josianes » évoluent dans un univers décalé, humoristique, poétique, où tout est permis. Elles procurent indéniablement une bonne humeur réjouissante, elles qui vivent sur leur planète colorée où tout est rond, même la signature de l’artiste ! Sans doute une manière « d’arrondir les angles » et de prendre la vie avec joie et enthousiasme.
Un sourire que nous retrouverons car « Honfleur est dans ma vie » confie-t-elle.
Alors qui sait ? Peut-être que le nouveau spectacle de Nicole Avezard sera à l’affiche de la prochaine édition d’  « Estuaire d’en Rire »…

Exposition au Grenier à Sel du 16 au 20 septembre
A la Galerie 13, 13 rue Cachin à Honfleur du 21 septembre au 31 octobre 2015

Pauline Bréhat


Focus sur Pierre Arnaud                       le maître queue du festival...

Depuis 16 ans, Pierre Arnaud, propriétaire du restaurant «  Le Chat qui pêche »  est l’une des chevilles ouvrières du festival de l’humour : « Estuaire d’en rire ». Depuis 16 ans, il accueille dans son établissement les techniciens et les artistes. 16 ans de bonheur mais aussi de souvenirs. Honfleur Infos a souhaité donné la parole à celui qui le plus souvent travaille dans l’ombre du festival.


Entretien
H.I : Bonjour Pierre Arnaud.  Depuis 16 ans vous êtes dans l’organisation du festival « Estuaire d’en Rire » Racontez nous comment les choses se sont passées ?
P.A : " Il y a 16 ans, avec une bande de copains nous avons eu l’idée de lancer le festival Estuaire d’en Rire. Nous avons alors fait appel à des bénévoles professionnels pour transformer les Greniers à sel en salle de spectacle.  Mais voilà, ces bénévoles il fallait bien les nourrir puisqu’ils venaient pour la plupart pendant leurs vacances.  En contre partie nous leur offrions le gîte et le couvert".

H.I : En 16 ans le festival a-t-il changé ?
P.A : "Ce festival a bien entendu évolué  d’année en année avec nos moyens. Nous avons fait jouer nos relations, surtout Max Serveau qui est producteur de spectacle ainsi que Elise et Fabrice, sans oublier notre président Jean-Claude Herrault qui nous aide à trouver des artistes pas trop gourmands sur leurs cachets. Et à ce titre, je dois dire que les artistes qui viennent au festival font beaucoup de sacrifices".

H.I : Y a-t-il un souvenir marquant au cours de ces 16 ans ?
P.A : "Des souvenirs il y en a trop car le festival c’est une véritable aventure à la fois humaine, mais aussi professionnelle. Tous les artistes qui sont venus au festival ont tous été agréablement surpris par l’accueil qui leur était réservé et c’est d’ailleurs sans doute pour cela qu’ils reviennent beaucoup plus facilement".

H.I : Quand est-il pour la suite du festival ?
P.A : "On espère poursuivre encore cette aventure un bon bout de temps même si parfois j’ai envie d’arrêter car ce pose aussi le problème de la disponibilité, notamment dans notre profession, juste après la saison, mais bon, nous avons un confrère, le restaurant l’Alcyone, qui semble très motivé pour reprendre le flambeau.  J’espère que ce jeune restaurateur pourra me remplacer. Ça me permettra d’aller au festival sans pression".

JL Garros


Gagnez vos places avec Honfleur-Infos.

Vous êtes membres du « Club Honfleur-Infos » ? Gagnez vos places pour assister au spectacle de "Et pendant ce temps Simone Veille"  du Vendredi 18  Septembre à 20h30 au Grenier à sel en répondant à cette question. Qui de ces trois artistes a été le parrain du festival  "Estuaire d'en rire"  ? Sim - Laurent Ruquier ou Raymond Devos ?  Un tirage au sort départagera les gagnants.
Répondez par téléphone au 07 82 78 61 08 sans oublier de laisser votre numéro de téléphone ou par Mail à : contacthonfleurinfos@gmail.com


Gagnez vous places avec Honfleur-Infos

Vous êtes membres du « Club Honfleur-Infos » ? Gagnez vos places pour assister au spectacle de "Vérino" dans "Vérino s'installe" du Mercredi 16 Septembre à 20h30 au Grenier à sel en vous répondant à cette question. Cette édition 2015 du festival "Estuaire d'en rire" est la combien ? Première - Douzième ou seizième édition ? Un tirage au sort départagera les gagnants.
Répondez par téléphone au 07 82 78 61 08 sans oublier de laisser votre numéro de téléphone ou par Mail à : contacthonfleurinfos@gmail.com


Les gagnants d'hier pour le spectacle de "Vérino s'installe" sont :
Mme Leroy Jocelyne et M. Gerbaud Jean. Bravo à eux.


Programme du festival

Mercredi 16 septembre, à 20h 30, Verino- Jeudi 17, à 20h 30, Arnaud Tsamère – Vendredi 18, à 20 h30, Et pendant ce temps Simone Veille – Samedi 19, à 17h, Sandrine Bourreau : Claudette et les femmes d’aujourd’hui ; et à 20h 30, Arnaud Ducret – Dimanche 20 septembre, à 17h, Willy Rovelli.
Réservations dès maintenant à l’Office de Tourisme. ( avant le 30 juin, tarifs réduits sur chacun des spectacles ).500 places possibles dans le grand Grenier. Et nouveauté cette année : Pass Festival, 3 spectacles pour 75 euros; et 6 spectacles, 130 euros.
Précision du président Jean-Claude Herrault : « l’an dernier, nous avons inauguré le Bar Ouf. Bien sûr, il va fonctionner encore cette année dans le Petit Grenier, ouvert avant et après le spectacle…avec possibilité d’y  voir les artistes et leur demander des autographes ! »
A noter que pour cette édition, votre journal « Honfleur-Infos » est partenaire officiel du festival.


Une Vamps au festival...

Nicole AVEZARD, plus connue sous le nom de Lucienne Beaujon du duo des Vamps sera la marraine du festival Estuaire d'en Rire pour l'édition 2015. L' artiste-peintre présentera ses œuvres pleines d'humour aux Greniers à Sel pendant le festival et sera présente à Honfleur dès le lundi 14 septembre, jusqu'au vendredi 18 septembre.


Infos pratiques....


Au programme...