20ème anniversaire de la disparition de Gervais Leterreux :
 rétrospective au Grenier à Sel à Honfleur

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@Honfleurinfos: Frédéric Leterreux présente l’exposition consacrée à son père Gervais.

Du 12 au 14 mai prochain, la ville de Honfleur rend hommage au peintre Gervais Leterreux à l’occasion d’une exposition exceptionnelle préparée par son fils, Frédéric Leterreux. Une exposition à voir dans le grand grenier à sel de Honfleur…

« Gervais Leterreux est né le 1er décembre 1930, à Honfleur, rue… Eugène-Boudin.» Explique son fils, Frédéric avant de poursuivre :« Pousser ses premiers cris dans la rue du « Roi des ciels » a de quoi susciter quelques vocations. Au moins une : devenir peintre. Ajoutez à cela un père entrepreneur en bâtiment, et un voisin qui s’appelle Henri de Saint-Delis, avouez que les planètes sont correctement alignées… 1930, c’est aussi l’année du lancement de l’Izarra, la « caravelle », comme l’appelaient les Honfleurais. Mais c’est une autre histoire que nous vous proposons, celle d’un gamin de Honfleur qui n’a qu’une idée en tête : devenir artiste-peintre.
Au 41 de la rue Eugène-Boudin, au pied de la Côte de Grâce et du Mont-Joly, magnifique terrain de jeu pour les gosses du quartier, dont les jeunes Leterreux, la vie s’écoule paisiblement à la fin des années trente. Comme le rappelait Gervais Leterreux, un « né natif » pur jus, comme on dit sur le « Quai des menteux » : « Mes grands-parents, Constant, qui était typographe à l’Echo Honfleurais, ancêtre du Pays d’Auge, et Berthe, qui était concierge à la mairie, coulent leurs vieux jours au-dessus du magasin de papiers-peints et de peinture de mon père, place du Puits. »

Gervais Leterreux fait ses premières armes de peintre sur les chutes de rouleau à papiers-peints récupérées dans l’atelier paternel. Plus tard, pendant l’occupation, il vole du bois de coffrage aux Allemands qui construisent les blockhaus du Mur de l’Atlantique pour peindre ses premiers tableaux. Comme la jetée de bois à l’entrée du port de Honfleur, disparue au lendemain de la guerre. Pas de quoi mettre l’organisation Todt sur la paille, mais c’est suffisant pour avoir de sérieux ennuis avec l’occupant. Beaucoup ont été fusillés pour moins que cela… Mais l’insouciance de l’âge fait souvent prendre quelques risques…»

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