A lire absolument. Une honfleuraise sur les pas de Champlain. Née dans le quartier Sainte Catherine, pas très loin du Vieux Bassin et de sa Lieutenance devant lesquels elle passait pour rejoindre le Lycée Albert Sorel, Juliette ( elle a changé son prénom pour éviter toute confusion) a ressenti très tôt l’appel du large.
Au travers ses carnets de route, elle nous livre dans un style profondément sincère et humain, le récit d’un voyage initiatique vécu seule à une époque, dans les années 70, où partir seule signifiait une vraie rupture avec sa famille et la vie d’avant, sans téléphone portable et sans aucune attache ou possibilité d’un rapatriement rapide.
Elle nous raconte simplement avec beaucoup de générosité, une aventure intérieure faite de doute et d’authenticité, au travers des paysages du Canada jusqu’aux confins glacé du Labrador puis du sud des Antilles au Vénézuéla.
Depuis son engagement précoce aux côtés de Terre des Hommes, elle poursuit son combat aux côtés de L’ONG Asmae, pour défendre le droit des enfants à un avenir digne.
Sincère et humain, le récit d’un voyage initiatique vécu seule à une époque, dans les années 70, où partir seule signifiait une vraie rupture avec sa famille et la vie d’avant, sans téléphone portable et sans aucune attache ou possibilité d’un rapatriement rapide.
Elle nous raconte simplement avec beaucoup de générosité, une aventure intérieure faite de doute et d’authenticité, au travers des paysages du Canada jusqu’aux confins glacé du Labrador puis du sud des Antilles au Vénézuéla.
Depuis son engagement précoce aux côtés de Terre des Hommes, elle poursuit son combat aux côtés de L’ONG Asmae, pour défendre le droit des enfants à un avenir digne.
Extrait :
À six heures du matin, je quitte l’appartement de ma soeur sans faire de bruit. Tout le monde dort.
Honfleur est calme à cette heure matinale. Personne en ville, la Lieutenance toujours aussi belle et noble devant son vieux bassin.
Un sac à dos en coton épais style scout prêté par mon beau-frère
et une grosse valise m’accompagnent. Cette valise est une mauvaise idée car trop encombrante. Aux voyages suivants, mon sac sera de plus en plus léger.
À la taille une pochette en tissu que j’ai confectionnée, meilleure façon de préserver argent et passeport.
Je prends le car direction Le Havre. Il part tôt car beaucoup de salariés de l’usine Renault l’empruntent quotidiennement et traversent le pont de Tancarville matin et soir.
Les passagers du Mont-Louis sont convoqués au port de commerce à 10 heures au bureau de la CGM. J’y suis à 8 heures déjà prête à embarquer ! Dans l’attente, j’en profite pour m’imprégner de la vie du port.
« Seule sur la route, dans les années 70 » de Juliette Bardot, aux Éditions Les 3 colonnes
