Le 6 septembre dernier, Paul Tremblé, un Honfleurais de 22 ans originaire de la petite commune de Pennedepie, devenait champion du monde de duathlon longue distance à Zofingen, en Suisse (voir notre édition du 7 septembre). Quelques jours après son exploit, Paul Tremblé a bien voulu nous accorder une interview révélant ainsi ses objectifs pour l’avenir.
Entretien :
H-I : Bonjour Paul et, tout d’abord, félicitations pour ton titre. Quel sentiment as-tu ressenti en franchissant la ligne d’arrivée ?
Paul : « Tout d’abord, le premier sentiment en passant la ligne d’arrivée était surtout un soulagement d’en avoir enfin terminé, avant de ressentir le bonheur du résultat. Arrivé à un certain niveau de fatigue, l’envie d’en terminer prime sur le résultat en lui-même. »
H-I : Comment s’est passée ta préparation ?
Paul : « La préparation s’est très bien passée, toutes les séances ont été réalisées complètement. Le plus compliqué était de s’entraîner avec la chaleur, d’un point de vue effort physique mais surtout logistique, car sur le vélo je buvais environ 1 L par heure, et sur une séance de 5 h, ce n’est pas évident de trouver des ravitaillements. La préparation a été faite sur un mois et demi, ce qui n’est pas non plus énorme. »
H-I : Aujourd’hui, après ton titre de champion du monde, quels sont tes objectifs ?
Paul : « Mes objectifs pour l’année prochaine sont surtout de travailler ma vitesse sur courte distance, c’est ce qu’il me manque pour arriver à reprendre du temps. Je vais donc beaucoup m’entraîner cet hiver pour essayer de participer aux championnats de 3e division en duathlon et triathlon, avec en ligne de mire les championnats du monde de duathlon moyenne distance (10-60-10) en Allemagne, en avril. »
H-I : J’imagine qu’après ton exploit tu as dû répondre à de nombreuses sollicitations. Est-ce difficile à gérer, cette nouvelle notoriété ?
Paul : « Oui, j’ai eu en effet plusieurs sollicitations, mais étant donné que ce titre est chez les amateurs, c’est pour le moment très facile de garder la tête sur les épaules. J’ai conscience qu’il y a encore beaucoup de travail avant de pouvoir courir chez les élites. »
H-I : Dernière question. La pratique de ta discipline demande-t-elle beaucoup de sacrifices ?
Paul : « En effet, ce n’est pas toujours simple et c’est pour cela que je souhaite vraiment remercier ma famille proche pour tout ce qu’ils font ; on ne se rend pas compte des efforts. Mon père m’a emmené sur les courses de vélo pendant 9 années avant que je commence à gagner mes premières courses, mes parents m’aident encore financièrement pour les grosses compétitions et ils font toujours le déplacement, ils ont même fait floquer des vestes aux couleurs de la France !
Quant à ma chérie, elle me supporte au quotidien, et Dieu sait que ce n’est pas toujours facile, elle vient toujours sur les courses, qu’elles soient importantes ou non, et est à fond derrière moi. C’est ma première supportrice. »

