Aimer sa ville, adorer ses souvenirs, chérir son passé, son présent et son futur, tel un amoureux murmurant le nom de sa bien-aimée, invoquant son âme à chaque battement de cœur, c’est la poésie des sens au bout des doigts et aux creux de la nuit.
Notre belle ville Honfleur est connue en tant que berceau des impressionnistes, des arts et des lettres, mais aussi de la poésie et de la prose. Tant de langages pour exprimer ses sentiments, ses ressentis et ses émotions, qu’on trouve à travers les œuvres de celles et de ceux qui ont marqué l’histoire de Honfleur, mais qu’on peut aussi découvrir aujourd’hui, à travers des œuvres des personnes ordinaires, qui, à leur façon, s’expriment dans l’ombre de leur talent.
Pour mettre la lumière sur ces talents méconnus de nos lecteurs, Honfleur Infos va à la rencontre des habitants de la ville qui ont « un truc en plus » à partager, toute sorte de talent qui mérite d’être connu.
Aujourd’hui, c’est la poésie qui ouvre le bal des talents, avec une femme remarquable, discrète, sensible et brillante, qui donne aux mots le rythme pour une poésie écrite pour le vieux bassin à Honfleur, Madame Jocelyne Bolufer, la poétesse du bâtiment B dans les résidences Saint-Léonard.
Voici sa poésie à l’occasion de la réouverture des quais Sainte-Catherine le samedi 8 août.
J’aime le vieux bassin
J’aime le vieux bassin au rythme des saisons …
j’en fais le tour, d’un pas qui s’aligne, indolent,
Sur celui, claudiquant, des jeunes goélands,
Descendus à grands cris du céleste horizon.
Des sautillants passereaux viennent rappeler,
Qu’en dépit des voiliers prisonniers de cordages,
Le quai est leur domaine dépourvu de cages,
Où ils trouvent des miettes entre deux envolées.
J’aime le vieux bassin, lisse comme un miroir,
Reflétant les maisons qui se haussent du col,
Et les mouettes dont les grandes ailes frôlent,
Les chalutiers ventrus de la pêche du soir.
J’aime le vieux bassin lorsqu’un cygne s’attarde,
Échappé du jardin des Personnalités,
Minuscule drakkar épris de liberté,
Sous un ciel de Boudin où le soleil musarde.
Poésie de Jocelyne Bolufer
Quand le cœur s’exprime, quel que soit le langage, c’est toujours sincère, sans artifice et sans fantaisie dans les phrases.
À bientôt avec le prochain talent Honfleurais.

