La disparition de Stéphanie Mailer : de Joël Dicker

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Un excellent conteur d’histoires. Prix Goncourt des lycéens en 2012 pour son roman « La Vérité sur l’Affaire Harry Québert ». Roman qui, en outre, a été traduit en 40 langues et vendu à 5 millions d’exemplaires à travers le monde, et qui sera aussi récompensé en France du Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet et du Grand Prix du roman de l’Académie française. Et moi qui, à vrai dire, ignorais tout de ce jeune auteur suisse (né en 1985) avant de découvrir une grande pile de son quatrième roman « La disparition de Stéphanie Mailer » au rayon livre de mon « Leclerc » préféré ! S’ils en mettent une si grande pile c’est qu’ils espèrent les vendre, me suis-je dit en déposant un exemplaire en sûreté par-dessus ma réserve de Volvic de la semaine ; très certainement un futur best-seller. Un roman qui retourne le cerveau sans prise de tête ; le style est simplissime et efficace, peu de personnages…. On dirait un peu une série sur Netfix. Et d’ailleurs, « La vérité sur l’affaire Harry Québert » va être adaptée en série par la MGM et réalisée par Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dempsey en Harry Québert ! (Comme vous le voyez, depuis mon achat je me suis renseignée !!) Parfait pour commencer les vacances ! Un thriller comme les américains, mais en français ! Parfait à emmener sur la plage ou au Jardin Retrouvé tout en surveillant les enfants ou petits- enfants. Et même vos ados vont le chiperont. S’ils ne sont pas rebutés de prime abord par les 635 pages, ils auront la satisfaction de les voir s’écouler à grande vitesse. Enfin, pour ma part, je pense que l’auteur aurait pu nous faire grâce d’une centaine de pages, sauf si l’on retrouve plus tard ces mêmes personnages dont les vies sont imbriquées les unes dans les autres.

L’histoire :
L’auteur jongle avec les époques : l’histoire se passe en 2014 mais les policiers refont une enquête de 1994. On retrouve les mêmes personnages vingt ans avant, vingt ans après dans cette petite ville d’Orphéa où, en principe, il ne se passe jamais rien. En 1994, un quadruple meurtre a lieu le jour de la Première du Festival d’orphéa. L’enquête est rondement menée et le coupable confondu. 20 ans plus tard la question se pose : est-ce que Jesse Rosenberg et Dereck Scott se sont fourvoyés lors de leur première enquête ? C’est la disparition de la journaliste Stéphanie Mailer qui va les obliger à revenir à Orphéa. Que s’est –il vraiment passé le 30 juillet 1994 à Orphéa pendant l’ouverture du 1er Festival National de théâtre ? A chaque page, l’auteur nous apporte des éléments nouveaux qui parfois nous éclairent, parfois nous brouillent l’entendement. Une enquête divertissante…
Juste une remarque, en regardant la première de couv.: ils n’enterrent donc jamais leurs lignes électriques, ces américains ???

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