« Sur un mauvais adieu », de Michael Connelly

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Quelle coïncidence que je lise ce livre alors qu’on vient juste d’annoncer la mort de Serge Dassault…
De temps en temps, je lis un policier, çà me repose !!!! Mais attention, je ne lis que les « classiques ». Ceux que j’échange avec mes copines ont pignon sur rue, j’aime qu’il y ait un bon plan, que l’histoire soit probable et bien étayée, que l’écriture soit agréable et si possible qu’il y ait aussi un héros récurrent avec une vraie personnalité et surtout que je ne devine pas le dénouement à la dixième page. Quand tous ces critères sont réunis, alors là, je passe un après-midi ou une soirée agréable. Michael Connely est de ceux avec qui je passe un bon moment.
Une histoire d’héritage, un violeur en série. Harry Bosch qui porte non seulement le nom mais aussi le prénom (Hiéronymus), d’un peintre médiéval dont la peinture n’a rien de joyeux (on se demande parfois à quoi pensent les parents quand ils choisissent le prénom de leur enfant, parce que, ici, c’est de la fiction mais on trouve cela aussi dans la vraie vie !), va avoir de quoi occuper ses journées. Une enquête géniale et bien construite comme toujours avec plein de suspense, mais aussi empreinte de tristesse.
Je dis bien construit, cependant Connely dit qu’il écrit, sans faire de plan, à partir d’une intrigue générale. Pourtant, même avec un plan, je connais des tas d’écrivains qui arrivent à se perdre… Ici, le roman est d’un bout à l’autre à la troisième personne : le narrateur raconte l’histoire de Bosch : presque à chaque chapitre le premier mot est « Bosch ». Ce n’est pas toujours le cas. Dans de nombreux romans l’auteur alterne les points de vue : allant du récit à la troisième personne du narrateur au « je » du héros principal qui s’exprime directement.
Certains romans ont été portés à l’écran (« Créance de sang » avec Clint Eastwood). Michael Connely apparait dans la série Castle où il joue son propre rôle d’écrivain, ami de l’écrivain fictif et dispute avec lui une partie de poker.
Un vieux et richissime industriel, constructeur d’avions pour l’armée (cela se passe aux USA…), se voit mourir sans descendance. Il ne s’est jamais marié. Pourtant il n’a pas oublié cette histoire de jeunesse, cette jeune fille dont il était fou amoureux et dont ses parents l’ont éloigné pour cause de différence de milieu social mais surtout à cause de ses origines hispaniques. Elle était enceinte quand il l’a quittée malgré lui. Qu’est-elle devenue ? A-t-elle gardé l’enfant ? Harry Bosch part à la recherche de cet hypothétique héritier, un fils, qu’il retrouve juste pour apprendre qu’il est mort pendant la guerre du Viet-Nam à bord d’un des hélicoptères construits par son père. Tout est-il perdu ? Harry Bosch continue l’enquête malgré la mort suspecte de l’industriel et la pression du Conseil d’Administration de l’entreprise dont les membres espèrent bien hériter du pactole.
Et tout cela pendant qu’un violeur opère sur San Fernando la ville où Harry Bosch est, à présent, inspecteur de réserve.
« Sur un mauvais adieu » Michael Connelly aux éditions: Calman Lévy Noir

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