« Vers La Beauté » de David Foenkinos

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Moi non plus, je n’avais pas de bibliothèque chez moi dans mon enfance ; d’ailleurs, il n’y en avait chez aucune de mes copines des rues Barbel, ou des Lingots ou encore de la rue Haute alors je lisais tout ce qui me passait sous les yeux, «  l’Ouest »,  « l‘Indépendant », « Nous Deux » ou la collection Arlequin… Nonobstant, je ne suis pas devenue David Foenkinos !!! Par contre, à présent côté livres…. Vous n’auriez pas des étagères ? D’ailleurs à ce sujet, je fais don régulièrement des livres que je lis à la bibliothèque de La Rivière Saint Sauveur, ceux dont je fais la chronique ici et d’autres.
Bon, où en étais-je ? Non, je n’écris pas comme Foenkinos mais je suis bien la reine de la digression !!! Donc, à 16 ans, Foenkinos, victime d’une rare crise cardiaque, passe de longs mois à l’hôpital et c’est là qu’il commence à découvrir vraiment la littérature. Il commence aussi à peindre et à jouer de la guitare. Ensuite, il fait Lettres à la Sorbonne et musique dans une école de jazz. C’est ainsi qu’il devient prof de guitare le jour et serveur dans un restaurant le soir. Et il décide de se tourner vers l’écriture. Après quelques manuscrits ratés (moi, j’en ai beaucoup !!!), il finit par trouver son style et avec son premier roman «  Inversion de l’Idiotie », refusé partout sauf chez Gallimard, il obtient le Prix François Mauriac. A présent, il fait partie des 5 ou 6 plus gros vendeurs de romans.
Est- ce que la contemplation des œuvres d’art a le pouvoir de tout guérir ? Antoine Duris (qui n’est pas le cousin de Romain…), maître de conférence en histoire de l’Art à l’université de Lyon décide soudainement de tout quitter, son travail, son appartement et sa famille pour aller à Paris où il devient gardien de musée à Orsay passant ses journées assis sur une chaise à surveiller le public de l’exposition Modigliani et même, il décale un peu sa chaise pour faire face à la beauté peinte par Modigliani, celle de Jeanne Hébuterne.
Mais guérir de quoi, de quel traumatisme ? Telle est la question que l’on se pose ? D’abord il tombe amoureux… De la conservatrice du musée d’Orsay. Est-ce que cela sera suffisant pour tout effacer ?
On le saura seulement à la fin de la deuxième partie. En attendant, on aura fait la connaissance de Camille, une jeune femme artiste hantée par un drame.
Antoine Duris guérira de son traumatisme grâce à la beauté des œuvres peintes par Modigliani, et toutes les autres œuvres qu’il admire, et surtout la beauté des toiles peintes par Camille.
La difficulté de dire le traumatisme d’un viol ?
Un violeur peut-il vivre impunément sans remords alors qu’un professeur se sent coupable à cause d’une note sur un devoir ?
J’aime beaucoup, ces digressions de Foenkinos que l’on retrouve en note de bas de page comme si l’auteur nous donnait le choix de passer outre.
Vers La Beauté- David Foenkinos-Gallimard

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