Formidable succès pour un festival très riche !

Les organisateurs de « Paroles Paroles » peuvent se réjouir : record battu avec 2000 entrées payantes ! Si l'on ajoute à cela les spectacles gratuits et quelques invitations, ce sont presque 4000 entrées qui ont été totalisées à l'issue du festival.
Mission accomplie pour Vanessa Simon-Catelin et son équipe avec un vrai beau succès mérité. Deux mots peuvent qualifier cette huitième édition : diversité et qualité. « Il n'y a pas eu de mauvaises surprises » constate la directrice artistique. « Au-delà de l'aventure humaine, tout a été à la hauteur de ce que l'on attendait. C'est vraiment l'un des plus beaux festivals qu'il nous a été donné de vivre, avec les émotions les plus fortes, entre rire et larmes. »
Émerveillement, sourires, rêves, humour, réflexion, joie, partage, rencontres : c'est tout cela « Paroles, Paroles », tout une palette de sentiments, d'émotions, ce que procurent les Arts en général, « un condensé de vie ».
L'un des objectifs est de faire se côtoyer professionnels et amateurs, qui échangent avec respect et simplicité. En regardant certains spectacles, l'on s'aperçoit d'ailleurs que, parfois, la frontière entre les deux est très ténue... Une place est également réservée aux artistes locaux qui n'ont pas toujours la possibilité de trouver une scène.
Poésie, marionnettes, chant ou théâtre, le public a été gâté par cette diversité et, une fois de plus, conquis, à l'image d'Agnès qui constate que « le festival gagne en qualité d'année en année ».
« La culture pour tous et par tous » n'est pas un vain slogan pour les responsables du festival. Le pari d'une démarche d'éducation populaire est là encore réussi. Le fait d'intégrer les scolaires y contribue efficacement. Comme le souligne Vanessa Simon-Catelin « le festival fait maintenant partie du calendrier scolaire des élèves de nos écoles qui y amènent leur famille. Le bouche-à-oreille fait le reste ».
Les portes du festival sont à peine refermées que le rendez-vous est fixé pour l'an prochain  et que des propositions affluent déjà ! Sponsors, élus, artistes et bénévoles sans qui rien ne pourrait exister, tous seront prêts avec un enthousiasme non feint du 20 au 27 mars 2017.
« Le fil continue à se tisser », conclut Vanessa Simon-Catelin avec un fier sourire. « C'est un grand ouvrage collectif qui avance d'année en année ».
Nous avons hâte de tourner la première page du chapitre suivant...

Pauline Bréhat


Là où Madame Ka peut se réjouir de son succès !...

Ce pourrait être le titre de l'une des scènes de la pièce « Madame Ka » de Noëlle Renaude, jouée à Equemauville par la Madrid Biscuits Compagnie pour la soirée de clôture du festival.
A travers plusieurs tableaux, l'on partage les tracas de la vie quotidienne de cette femme d'aujourd'hui qui se sent à tout instant à la marge. Du banal, des petits riens, de l'ordinaire et ses catastrophes minimes, des situations qui nous sont familières :  l'on s'aperçoit que nous sommes tous des « Madame Ka », et que cette dernière, drôle, tragique, mélancolique, caustique, dépitée, joyeuse ou stressée ressemble forcément à quelqu'un de notre entourage !...C'est ce qu'a voulu faire comprendre le metteur en scène Bernard Vercier en faisant jouer le rôle alternativement par plusieurs comédiennes que l'on retrouve toutes ensembles dans une scène assez émouvante où sont passés en revue les moments importants de la vie de cette femme commune vêtue d'une robe à fleurs noires et rouges.
De façon ingénieuse, des panneaux noir et blanc modulables à l'envie créent une dynamique, des tableaux successifs sans temps morts. Ils permettent le mouvement, les changements de costumes, les apparitions adéquates des onze comédiens et comédiennes qui ne jouent pas tous ensembles toutes les scènes. Le damier reproduit au sol permet les déplacements qui, comme l'explique l'une des comédiennes, Marine Gérard, « sont millimétrés, très précis et chronométrés. Cela a demandé un gros travail tout comme le déplacement des panneaux, une énorme concentration et une bonne coordination. Les scènes où il y a beaucoup de personnages ont été également difficiles à mettre en place. »
Afin de bien faire entendre le texte travaillé de Noëlle Renaude, Bernard Vercier a  pris le parti d'un décor minimaliste. Il a aussi fait le choix d'énoncer ce qui se passe, ajoutant ainsi une dimension comique aux scènes : Madame Ka à la salle de gym, dans le métro, au jardin d'été, écoutant du Boulez, essayant de passer un fax ou lisant une lettre de ses deux filles en pleine crise d'adolescence, avec son perroquet.
Pour la Madrid Biscuits Compagnie, créée en novembre 2015, il s'agissait d'une première. Si certains des comédiens sont issus d'autres compagnies, pour certains et certaines, cette soirée représentait un baptême du feu. Et l'on peut dire qu'ils ont excellé ! Difficile de croire qu'ils ne sont qu'amateurs de par leur aisance sur scène, leur dynamisme, leur vivacité et leur énergie incroyables. Ils ont fait montre d'un jeu talentueux dans une pièce exigeante par la mise en scène tout en mouvement et des répliques qui fusent. 
La troupe a conquis le public ainsi que Vanessa Simon-Catelin qui l'a d'ores et déjà invitée à revenir jouer l'an prochain. On les y retrouvera avec plaisir !

Pauline Bréhat


L 'homme qui a permis de planter un chêne...

C'est le jour de la clôture de « Paroles Paroles » que Vanessa Simon-Catelin et son équipe ont choisi de rendre hommage à Yannick Boitrelle à qui le festival était dédié.
Homme de théâtre amateur, cet « ami du festival », ainsi que l'a qualifié la directrice artistique lors de la présentation, a animé pendant de nombreuses années une troupe proposant des spectacles pour enfants.Il a été responsable des activités de la troupe Continents Comédiens, a créé le Festival du Théâtre Amateur dans la commune de Saint-Léger-du-Bourg-Denis, près de Rouen. Il est à l'origine de la création de la FNCTA Normandie (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d'Animations), mettant en réseau les troupes amateurs (rencontres, festivals, formations). Il a présidé la Compagnie du Voyageur Immobile et joué dans un dernier spectacle intitulé « L'homme qui plantait des arbres » de Jean Giono.
Voilà pourquoi s'est imposée l'idée de planter un arbre en hommage à cet amoureux du théâtre et de la nature. Cette plantation ne pouvait se faire qu'en un lieu symbolique lui correspondant parfaitement : Place de l'Amitié à Equemauville, entre l'école, le futur espace culturel Françoise Sagan et la salle Jeanson.
En présence d'une trentaine de personnes dont Rose-Marie, la compagne du comédien, Michel Baieul, partenaire investi du festival et maire « du village », comme se plaisait Yannick Boitrelle à appeler la commune, a procédé à la plantation, après avoir rappelé les circonstances de sa rencontre avec l'artiste.
« Nous avons fait connaissance il y a cinq ans. Il a appris que je plantais des arbres et que j'essayais de contaminer tout le monde avec cette passion ! L'arbre choisi n'est pas n'importe lequel : c'est un chêne français qui montera à 20 mètres. Ce sera le tiens, le « chêne du village ».
Véronique Coutelle, adjointe et directrice de l'école des Rainettes, salua également la mémoire de Yannick Boitrelle « qui avait de l'affection pour Equemauville Le premier espace qu'il a découvert fut la salle Chocolat dans laquelle il a joué « L'homme qui plantait des arbres ». Il est également venu deux fois en résidence à la salle Jeanson, échangeant volontiers, proposant des projets, des idées (concernant par exemple l'espace culturel), discutant et semant beaucoup de graines de cette sorte, qui foisonneront encore longtemps. »
Le conteur, comédien, marionnettiste Ulrich N'Toyo président de la Youle Compagnie a ensuite déclamé un texte agrémenté d'un chant tiré d'un spectacle qu'il a créé en résidence avec Yannick Boitrelle. Enfin Vanessa Simon-Catelin a lu un extrait de « L'homme qui plantait des arbres. »
Une note émouvante, et joyeuse aussi ,  tandis que, après la pluie du matin, s'en est venu le soleil : de bonne augure pour le jeune chêne...

Pauline Bréhat                                                                                                                    01/04/2016


Pas de fausses notes pour l'école de musique Eric Satie...

Le concert de l'école de musique avait lieu mercredi soir avec pour thème la « comédie musicale américaine ». Nous avons donc été transportés sur le continent voisin à travers des musiques légendaires telles que "singing in the rain " et  "my fair lady », sans oublier le duo gagnant que formaient Lola Dru et Alazais Gay sur "soeurs jumelles". Cela faisait déjà 2 années que ce spectacle était en préparation, car la première année l'école avait été dans l'impossibilité d'obtenir le grenier à sel pour la représentation. De plus certains élèves sont partis depuis le début du projet, alors il a fallu les remplacer mais elle a finalement bien eu lieu ! La mise en scènea été faite par Sophie Meyer qui se trouve être aussi comédienne. Elle était également impliquée dans d'autres évènements du festival « Parole Parole » tel que "La pantoufle" et "Rusalki".  C'est l'école de musique qui est venue vers elle pour cette collaboration et elle en tire un bilan très positif. Les seules difficultés qu'elle a relevées sont les suivantes : «  il a fallu construire ce concert avec des bouts de ficelles et réussir à gérer le temps.  Néanmoins pari tenu ! » Et le bilan est tout aussi positif pour Philippe Simon, directeur de l'école de musique de Honfleur depuis 16 ans, chef d'orchestre sur ce projet.  Ce dernier est un grand habitué des spectacles, «  l'école essaye d'en faire un par an,  mais celui là n'était pas comme les autres puisqu’il a fallu coordonner l'harmonie avec la chorale enfant, ado ,adulte,  les violoncellistes... Audrey Hiebel , chanteuse lyrique et professeur de chant à Eric Satie, a aussi pris en charge une grande partie de ce spectacle. » 
 Heureusement la coach était tout aussi satisfaite que ses collègues du résultat du concert de mercredi. Pour elle, « le plus important est que les élèves se soient amusés ».  Elle nous explique qu'elle a décidé de s'investir dans ce projet tout d'abord parce qu'il est capital d'avoir des projets pour lesquels se mobiliser mais aussi parce que c'est tout aussi important de partager la musique.  Audrey Hiebel nous confie que « le plus difficile a été de regrouper tout le monde pour les répétitions, malgré leur enthousiasme. Sans oublier qu'il a fallu mêler le chant à la danse, ce qui a été une difficulté de taille pour les plus petits. »  Tous les membres de l'école de musique ont participé et seuls quelques violoncellistes n'en faisaient pas partie.  Pour ce qui est des frais, le département a participé. Tout comme « crescendo », association des parents d'élèves de l'école, qui a aussi mis la main à la poche.  Les élèves ont quant à eux fait eux-mêmes les décors. En tout une cinquantaine de personnes se sont investies dans ce projet et toutes les places assises étaient occupées mercredi soir, le grenier à sel était complet, de quoi terminer sur une note positive !

C.Valdet


Un dépaysant voyage sur les berges du Dniepr

Dès les premières notes égrenées par le piano, s'est installé un silence quasi religieux dans le Grenier à Sel. Deux créatures diaphanes ont immédiatement envoûté les nombreux spectateurs qui, pendant une heure quinze, ont été transportés dans le monde mythologique slave.
La passeuse de légende, Marguerite Protopopova,  raconte l'univers onirique des rusalki. Celles-ci apparaissent comme des êtres fantastiques, sorte de naïades ou ondines séduisantes, espiègles, imprévisibles, parfois malveillantes. Ce sont des jeunes filles maudites par leur famille, des noyées ou des suicidées qui vivent dans les eaux douces d'où elles ressortent à la fin du printemps. C'est là qu'elles peuvent être dangereuses, cachées dans les seigles. Elles observent les villageois qui leur apportent des offrandes ; elles épient les passants qu'elles peuvent entraîner au fond de l'eau.
Les trois artistes ont captivé l'assistance chacune dans leur domaine : la pianiste Magali Natalizio interprète et accompagne avec une remarquable virtuosité, la chanteuse lyrique Audrey Hiébel charme de façon mélodieuse et brillante, Marguerite Protopopova conte de sa voix chaude et expressive.
Sophie Meyer a imaginé une mise en scène très esthétique donnant l'impression aux spectateurs d'admirer la toile d'un artiste peintre, le cadre du Grenier à Sel s'y prêtant particulièrement.
Conte, opéra, piano : une heureuse alchimie, un vrai moment de grâce pour une création qui sort de l'ordinaire. Les Z'Ateliers de la Tête de Bois l'ont soutenue et elle mérite assurément d'être montrée partout ailleurs...

Pauline Bréhat


PROGRAMME DU JEUDI 31 MARS :

PLACE DE L'AMITIE, HOMMAGE A YANNICK BOITRELLE

entre la salle Jeanson, l'espace culturel et l'école, un lieu symbolique pour planter un chêne en hommage à cet ami du festival, à l'origine de la création de la FNCTA Normandie (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d'Animations), fondateur de Continents Comédiens puis de la Compagnie du Voyageur Immobile.

-SALLE JEANSON- EQUEMAUVILLE- 20H- Tout public, 4/6€, durée 1h20 :

« Madame Ka » de Noëlle Renaude, Madrid Biscuits Compagnie (Le Havre), scène amateur, mise en scène Bernard Vercier.
Portrait iconoclaste d'une femme d'aujourd'hui qui se voudrait du monde, mais qui se sent à tout instant à la marge. Portrait dressé sous forme de tableaux qui mettent en scène les tracas de la vie quotidienne de cette femme apparemment sans saveur, et dont l'entourage se charge de lui compliquer l'existence, que ce soit ses congénères ou les machines qui soudain prennent vie.

Il est prudent de réserver !
SALLE JEANSON- EQUEMAUVILLE- 21H30

Clôture du festival


Paroles Paroles- Concert de la chorale Chœur Accord.

Théâtre, poésie, contes, sont les rencontres  du Festival Paroles Paroles. Mais la musique et les chansons y ont aussi leur place. Et notamment, mardi soir, dans la salle Chocolat de l’école d’Equemauville, la Chorale Chœur Accord a proposé un concert auquel ont assisté une soixantaine de personnes qui ont applaudi avec enthousiasme après chaque intervention. La chorale formée d’une douzaine de choristes, dirigée par Christophe Sébire, a proposé des chansons de Claude Nougaro, par exemple « Bidonville, Cécile ma fille, Toulouse, Amstrong, Le Coq et la Pendule » »…mais également  d’autres titres comme «  La pluie fait des claquettes », « Sing Sing Song »…Les auditeurs, ravis, ont apprécié la qualité des interprétations et ont parfois accompagné de la voix et des battements de mains…


Jolie rencontre avec « Madame et Mademoiselle »

En ce lundi Pascal, le festival nous a conviés à un plaisant rendez-vous ; pas un rendez-vous galant, non, mais une rencontre avec la féminité dans tous ses états.
« Entre Madame et Mademoiselle » est le titre du spectacle proposé par Céline Grall, petit bout de femme qui nous accroche dès les premières notes. Accompagnée à la guitare par Emmanuel Vaudorne, elle nous invite à observer avec elle sa galerie de portraits. Pour cela, l'artiste a choisi les textes adéquats dont fourmille le répertoire français pour raconter des femmes pétillantes, exaspérantes, émouvantes, caustiques ou ridicules. Elle fait remonter des souvenirs ou découvrir des femmes auteures et/ou interprètes comme Camille, Edith Piaf, Lynda Lemay, Carmen Maria Vega, Karimouche ou Chloé Lacan. Certains hommes écrivent aussi très bien sur les femmes : Boris Vian, Eric Toulis ou encore son compagnon de route Emmanuel Vaudorne ; elle les interprète avec talent.
De sa voix modulable passant de la gouaille d'une Magali Noël et son Johnny à la douceur nostalgique des « Confitures » de Patrick Font, Céline Grall sait jouer la provocation, l'humour, la dérision, l'émotion. Et les petits échanges humoristiques avec son complice guitariste apportent une bonne humeur communicative. Le nombreux public ne s'y est pas trompé :  quel excellent moment passé dans le cadre champêtre du « village du festival » !

Céline et Emmanuel vous proposent quelques dates si vous êtes de passage dans la Manche d'où ils viennent :
1er avril : le Bo'bar à Sourdeval (Manche)
1er mai : le Broc'caféà Cérences (Manche)
28 mai à Parigny, 1ère partie de Chloé Lacan
12 juillet au Musée du Poiré à Barenton (Manche)
Et pour découvrir le spectacle d'Emmanuel Vaudorne, il suffit de cliquer :
https://my.zikinf.com/latrompetteapedales

PB


PROGRAMME DU MERCREDI 30 MARS :

GRENIER A SEL- 20H- Tout public, gratuit, durée 1h :
« De Honfleur à Broadway » par l'Ecole de Musique Eric Satie, mise en scène Sophie Meyer, direction artistique Audrey Hiébel, direction d'orchestre Philippe Simon, scène amateur (Honfleur).
Les musiciens de l'école municipale de musique Erik Satie et de Honfleur Harmonie reprennent les grands tubes des comédies musicales américaines et françaises. Ils accompagnent la chorale de l'école de musique « les Voix de Satie » dirigée par Audrey Hiébel ainsi que ses élèves, jeunes et adultes.
Cette création a reçu le soutien de l'association de parents d'élèves « Crescendo ».

-GRENIER A SEL- 21H30- Tout public, gratuit, durée 1h15 :

« Brassens de cinq à Sète » par Les Gars de la Taverne, scène amateur (Honfleur)
Le groupe anime depuis plus de dix ans des cafés littéraires, des repas, des cabarets, des soirées à thème, enrichissant son répertoire à chaque occasion. Ils revisitent ici Georges Brassens dont les ritournelles connues vont pourtant vous séduire à nouveau.
Jean-Jacques Baumann guitare et chant, Jean-René Mingus clarinette et saxophone, Joseph Szkulnik piano, chant et arrangements


« Anatole » par la scène amateur honfleuraise

La troupe « Les Mondaines Méchantes » est composée de comédiens issus des ateliers de théâtre de la compagnie honfleuraise du Souffle 14 et du Théâtre des Bains Douches du Havre. Une branche amateur qui a offert, dimanche au grenier à Sel, une jolie prestation de « Anatole » dans une mise en scène classique mais efficace de Lorena Felei.
Cette pièce d'Arthur Schnitzler est divisée en sept saynètes décrivant le parcours et les souvenirs amoureux d'un dandy viennois, incorrigible coureur de jupons. Son meilleur ami Max est son confident, la « voix de la raison » même si Anatole ne suit que la sienne. Il apparaît comme un mufle, un misogyne, mais, en réalité, l'est-il réellement ?
Les comédiens et leur metteuse en scène Lorena Felei ont créé la pièce une semaine auparavant à Granville. Tous s'emploient à peaufiner leur rôle et l'on est sensible à leur élan dynamique et leur envie de jouer. Mention spéciale à Patrick Lecerf qui joue le rôle-titre avec aisance et justesse.
Pauline Bréhat


PROGRAMME DU MARDI 29 MARS :

PETIT GRENIER A SEL- 9h/ 10h45/ 14h30- Réservé aux scolaires, 40mn :

« Le nez en l'air Monsieur Cader » de Grégoire Froment, La Malle Théâtre (Rennes) scène professionnelle.
Un établi, des outils et un gros soufflet de forge... Le Nez en l'air Monsieur Calder ! invite le jeune spectateur à entrer dans l'atelier d'un artiste un peu particulier. Le sculpteur, poète et ferronnier, travaille entouré de ses créations. Jeu de formes et de couleurs, jeu d'équilibre et de mouvement, avec en pointillé des clins d’œil à l’œuvre d'Alexandre Calder et ses célèbres mobiles.


-SALLE CHOCOLAT- EQUEMAUVILLE – 19h30- Tout public, gratuit, 45mn :

« Autour de Claude Nougaro » chorale Choeur Accord, direction Christophe Sébire, scène amateur (Honfleur)
« Amstrong, Toulouse, Cécile ma fille ; quelques notes pour remettre en mémoire un nom de la chanson française, grand amateur des mots et de la musique plurielle.

-SALLE JEANSON- EQUEMAUVILLE- 21H- Tout public 4/6€, durée 50mn :

« J'habite ici c'est mon coeur », de François Bizet, Compagnie Azerty (Le Havre), scène amateur).
C'est l'histoire d'une jeune fille qui se raconte entre deux fraises Tagada... Et deux feuilles d'artichaut. C'est l'histoire d'une femme blessée qui se reconstruit en recollant les morceaux. C'est une histoire de larmes, de flammes, de système anti-incendie.


Un « Amant » bien séduisant !

La salle Jeanson était comble samedi à 18h pour la représentation de « L'Amant » d'Harold Pinter par la compagnie Carpe Diem, venue de Rouen. Une scène amateur que l'on peut parfaitement classer dans la scène professionnelle tant les deux comédiens Claire Girardin et Patrice Sautreuil ont offert une prestation des plus remarquables.
Pour briser l'ennui, un couple mise sur l'adultère, or, lorsque le mari souhaite mettre fin à la liaison adultère, la femme semble être en désaccord. Le public se demande au début qui sont vraiment cet homme et cette femme ? Qui sont l'amant et la maîtresse ? Quel jeu jouent-ils réellement ? On s'interroge, on est surpris. Les scènes sont plus ou moins brèves, les répliques courtes et incisives, les silences éloquents, les non-dits gênants.
Nelly Hervé, à la mise en scène, a choisi un décor épuré qui laisse toute la place aux mots percutants de Pinter. Un texte précis et bref qui permet aux comédiens de dévoiler tout une riche palette d'expressions. Nelly Hervé a fait montre de sobriété et de délicatesse dans les scènes empreintes de sensualité. Claire Girardin les a parfaitement interprétées.
Une représentation qui fait partie des jolies surprises du festival.

Pauline Bréhat


PROGRAMME DU LUNDI 28 MARS

GRAND GRENIER  SEL- 12H- Tout public, gratuit, durée 45mn

« Portraits Cévenols », Compagnies Continents Comédiens et Voyageur Immobile (Roue et St-Léger du Bourg Denis), scène amateur, mise en scène Yannick Boitrelle.
Ces portraits nous plongent dans les Cévennes frappées par l'exode rural, désertées mais encore riches de personnages hauts en couleurs. Une évocation avec tendresse et humour de la sensibilité, de la beauté, mais aussi de la rudesse du territoire.

-GRAND GRENIER A SEL- 13H – Tout public, gratuit, durée 1h :

« Entre Madame et Mademoiselle » Céline Grall au chant et Emmanuel Vaudorne à la guitare, scène amateur (Avranches).
Une galerie de portraits de femmes surprenantes, pétillantes, exaspérantes, émouvantes, caustiques ou franchement ridicules, la chanteuse espiègle captive en racontant nos petites histoires, nos souvenirs, notre enfance...

-PETIT GRENIER A SEL- 15H- Tout public, 4/6€, durée 1h :

« Les mamelles de Tirésias », de Guillaume Apollinaire, par La Male Herbe (Caen), scène amateur, mise en scène de Françoise Phytilis-Labrusse.
Thérèse, par refus du devoir de procréation, change d'identité et de sexe, devenant Tirésias pour gagner du pouvoir parmi les hommes, afin d'établir l'égalité des sexes.
La pièce est précédée d'un prologue émouvant où Apollinaire évoque l'esprit nouveau qui enflamme le monde des arts à la suite du drame de la guerre de 14-18.

-GRAND GRENIER A SEL- 16H30- Tout public, 4/6€, durée 1h15 :

« Rusalka », les Z'Ateliers de la Tête de Bois, d'après la mythologie slave et les œuvres d'A.S.Pouchkine, mise enscène de Sophie Meyer.
Une croyance ancestrale du monde slave : la Rusalka/les Rusalkis. Atravers légende, opéra, piano, le spectacle explore et revisite le pouvoir énigmatique de ces créatures surnaturelles, envoûtantes, imprévisibles.

-PETIT GRENIER A SEL- 18H- Tout public, 4/6€, durée 1h :

« Goutte à goutte », de Vanessa Simon-Catelin, compagnie Danse Mon Ange (Rouen), scène professionnelle.
L'histoire d'une mère universelle Mamoésie Butterfly, qui devient mère d'un seul enfant, lorsque celui-ci tombe malade.
Ce long poème dit toute la puissance de l'amour maternel, raconte ce qu'une mère puise au fond d'elle-même pour protéger son enfant. Toutes les formes d'expression y sont subtilement mises en scène : théâtre, marionnettes, danse, mime, musique.
A voir en famille !


-GRAND GRENIER A SEL- 19H30- Tout public, gratuit

Fiesta La Taberna !
Initiation à la Salsa avec l'association honfleuraise West Indies Ambiente.


Une drôle de « Pantoufle » dynamique et philosophe

Des rires d'enfants ont résonné dans le Petit Grenier à Sel à chaque représentation de la pièce »La Pantoufle ». Les adultes ne s'y sont pas trompés non plus lors de la séance qui leur était réservée. Il faut dire que le texte de Claude Ponti et le jeu des comédiens Sophie Meyer et Franck Achard ont fait mouche ! Totalement investis dans leur rôle, ils incarnent magnifiquement leurs personnages – elle un fœtus de 9 mois et lui, son oreiller. Ils s'amusent et nous avec eux !
L'auteur et illustrateur Claude Ponti entraîne dans son univers décalé, poétique, loufoque. Dans sa pantoufle équipée de toutes les commodités de la vie intra-utérine, avec l'aide de son ami l'oreiller, Grand Bébé prend toutes les précautions afin d'être prêt à naître. Pour cela, il essaie des choses, des sentiments, des émotions. Il apprend beaucoup en écoutant, mais il imagine aussi des situations, s'interroge. Il est curieux, comme tous les enfants, et désire ardemment découvrir le monde extérieur malgré l'angoisse légitime. La peur, la mort, l'amour, des questions fondamentales posées au détour d'un jeu de mots ou d'un effet comique, ou comment aborder la philosophie avec des enfants qui vivent certaines de ces étapes ou les ont déjà traversées.
Franck Achard et Sophie Meyer montrent un vrai enthousiasme et une belle énergie dans une mise en scène sans temps morts. La comédienne, plus connue à Honfleur pour ses mises en scène, travaille beaucoup sur des spectacles en direction de l'enfance : « lorsque j'ai lu ce texte, j'ai eu immédiatement le sourire, comme une impression de rencontrer quelque chose qui me parlait intérieurement. » Le travail sur ce spectacle a été mené pendant un an avec Clothilde Caro à la mise en scène et un comédien qui entre temps à changé de route. La metteuse en scène a repris des études de théâtre et c'est Nelly Hervé, très présente dans le festival avec plusieus spectacles, qui a repris la mise en scène tout en conservant le premier canevas imaginé par Clothilde Caro. La rencontre avec Franck Achard, venu de Caen, a mis à jour leur passion commune du théâtre jeunesse. Auteur, musicien, comédien, ce dernier a pris place dans la pantoufle avec bonheur ; on trouve une complicité, une complémentarité, une osmose entre les deux comédiens ainsi qu'un réel plaisir de jouer cette pièce à la bonne humeur communicative.
Les représentations se sont achevées avec un échange avec les comédiens disponibles et ravis. Les enfants ont donné leurs impressions, dit ce qu'ils avaient compris, posé des questions sur les métiers du théâtre.
Un beau moment du festival avec cette pièce poético-philosophique drôle qui mérite de poursuivre longtemps sa route...

Pauline Bréhat


PROGRAMME DU DIMANCHE 27 MARS

PLACE DE LA MAIRIE- 14h30. Tout public, participation libre, durée 1h :

« Les musiciens de Brême » des Frères Grimm, Théâtre Universitaire Royal de Liège (Belgique), scène universitaire, mise en cène Dominique Donnay.
Un âne, un chien, un chat, un coq décident de courir l'aventure et d'aller chercher fortune en faisant de la musique à Brême. Les quatre amis découvrent vite que leur destin n'est peut-être pas ce qu'ils imaginaient au départ et qu'ensemble, ils sont peut-être plus puissants qu'ils ne le croyaient...

-SALLE JEANSON- EQUEMAUVILLE- 16h. Tout public, 4/6€, durée 1h20 :
« Panique au ministère » de J.Franco et G.Mélanie, Théâtre de l'Intuition ( Grand Quevilly), scène amateur.
Gabrielle Bellecourt, chef de cabinet du ministre de l'Education Nationale est à un carrefour de sa vie. Entre Louis, le ministre qu'elle accompagne depuis 15 ans, Cécile son énergique mère et Sara sa fille en quête d'indépendance, elle n'est pas vraiment aidée ! Son univers se cantonne à la rue de Grenelle, jusqu'à l'apparition dans sa vie d'Eric, jeune homme de ménage du ministère, 25 ans à peine. Il va faire voler en éclat tout son petit monde.


-PETIT GRENIER A SEL- 18H- Tout public, 4/6€, durée 1h30 :

« Anatole » de Arthur Schnitzler, par Les Mondaines Méchantes (Honfleur), scène amateur, mise en scène Lorena Felei.
Arthur Schnitzer décrit les comportements d'Anatole, dandy viennois et incorrigible coureur de jupons, en sept saynètes, auprès de sept femmes différentes, authentiquement amoureuses d'un homme qu'on qualifierait aujourd'hui volontiers de mufle. Son vieil ami de toujours, Max, ne cherche même plus à l'excuser, sinon par son humour grinçant. Mais Anatole n'est-il que cet oisif misogyne ?

-PETIT GRENIER A SEL- 20H30- Tout public 4/6€, durée 1h10 :

« Orange Diatonique », de Marie-Paule Bonnemason, scène professionnelle (Caen), chant, accordéon et mise en scène Marie-Paule Bonnemason.
Evadée d'une grande maison d'opéra, Lady Wallala parcourt les routes, valise en main, avec pour seul compagnon son accordéon diatonique, dérobé sauvagement dans la fosse d'orchestre au péril de sa vie. Elle aborde son répertoire détourné affublée d'un costume de fortune cousu dans une nappe aux couleurs d'oranges. Cocktail subtil entre la Castafiore, Zézette et Nina Hagen ; un brin perché. Il n'en faut pas plus pour mettre de bonne humeur.

-GRAND GRENIER A SEL- 22H- Tout public, 5€, gratuit sur présentation d'un billet Orange Diatonique, durée 1h20

Ben Herbert Larue, compagnie Cirque Ombrage. Ben Herbert Larue multiplie les tons et les discours autour d'un imaginaire haut en couleurs et en verbe qui renvoie sans cesse vers l'ailleurs. Il nous propose un concert en forme d'ascenseur émotionnel où la poésie se frottera à un cynisme drôle et grinçant passant par des chansons plus personnelles.


PROGRAMME DU SAMEDI 26 MARS :

RUES ET MARCHE – 11H :

Fanfare Satie's Faction, direction Laurent Langin, scène amateur (Honfleur).
Ils ne disent jamais où, quand, comment, mais on ne peut pas les rater. Les joyeux Lurons de la Satie's Faction hissent les couleurs de la fête !
Durée de la déambulation : 1h

-GRAND GRENIER A SEL- 12H

Apéro-concert avec la Fanfare Satie's Faction et la Batucada (scène amateur (Honfleur), direction Laurent Langin, Matthieu Voland
C'est vers midi que les musiciens de la fanfare Satie's Faction et de la Batucada se rencontrent pour quelques tubes en commun et un apéritif festif ; un remède à la mélancolie, déclaré d'utilité publique, généreusement délivré sans ordonnance !

-RUES- 13H3O

Batucada, direction Matthieu Voland, scène amateur (Honfleur)
Les rythmes chauds et dansants de la samba, du reggae envahissent les trottoirs. La Batucada du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Lisieux et les stagiaires des ateliers du festival descendent dans la rue !
Durée de la déambulation : 1h
    ⁃     
-PLACE DE LA MAIRIE- 14H30 – Tout public, participation libre, durée 1h

« Alice au pays des merveilles » de Lewis Caroll, Théâtre du Roi de Coeur (Bergerac), scène professionnelle, mise en scène Dorothée Le Troadec et Marianne Rimbaud
Alice entraîne dans son fantastique voyage, émerveille les enfants, invite les plus grands à regarder le monde avec des yeux tout neufs. Une jeune compagnie à découvrir, une énergie communicative, une créativité à réinventer le théâtre.
Grenier à sel en cas de pluie

-GRAND GRENIER A SEL- 16H30- Concert gratuit, jeune public (3/10 ans), durée 1h

« Un crapaud presque charmand » par Norkito (Avranches),scène professionnelle
5 musiciens jouent, chantent et content l'histoire d'un clown devenu grincheux à cause d'une princesse qu'il n'arrive pas à trouver. La seule solution serait-elle de se transformer en crapaud ?
Un conte musical festif et participatif pour chanter et danser en famille.
Spectacle soutenu par La Taberna

-SALLE JEANSON – EQUEMAUVILLE- 18H. Tout public 4/6€, durée 55mn.

'L'amant » d'Harold Pinter, par Carpe Diem (Rouen), scène amateur, mise en scène Nelly Hervé.

Sarah et Richard sont mariés depuis 10 ans. La routine s'est installée depuis longtemps déjà et pour briser l'ennui, ils misent sur l'adultère. Tant que le jeu va, tout va mais quand Richard souhaite mettre fin à la prétendue liaison, Sarah ne l'entend pas ainsi.
Entre humour absurde et critique sociale, le théâtre de Pinter apparaît comme un révélateur violent des mœurs de la bourgeoisie libertine.
-GRAND GRENIER A SEL- 20H30. Concert gratuit tout public, durée 1h30

Norka (Avranches) scène professionnelle.
6 joyeux multi-instrumentistes aux chansons « festo-poétives » et aux personnalités loufoques embarquent pour un univers sensibles et métissé.
Concert soutenu par La Taberna.

-GRAND GRENIER A SEL- 22h. Concert gratuit tout public.

Fiesta ! La Taberna avec Los Primos groupe de rumba Gipsy.
De la Camargue à l'Espagne en passant par Le Havre et Honfleur, la soirée sera caliente !


PROGRAMME DU VENDREDI 25 MARS :

PETIT GRENIER A SEL :

« La pantoufle » de Claude Ponti, Compagnie Akama (Avranches) scène professionnelle
séance résrvée aux scolaires

-BATOLUNE- 20h30- Tout public, 5/8€, durée 1h10:

« Le jour de la dernières goutte ou Monsieur Pipi » de Nicolas Ragu (Blangy-le-Château) scène professionnelle, mise en scène Sandra Delègue.
L'ultime choc pétrolier mettra des millions de personnes à pied. Avec 40 à 50 ans d'anticipation sur le sauve-qui-peut annoncé, un ingénieur en pétrochimie a démissionné de son poste pour se créer une petite place à l'abri du besoin. Et le voici devenu un Monsieur Pipi qui oscille entre philosophie des pissotières et brèves de comptoirs sobres pour parler de ce qu'il voit par le petit bout de sa lunette, des vies dont il est le témoin privilégié. Un seul en scène témoin d'une galerie de personnages ; autant de solitudes qui traînent leurs drôles de petites misères.

Réservation au Batolune : 02 31 81 42 21
contact@lebatolune.fr

-GRAND GRENIER A SEL- 19h30-23h30 – Tout public, gratuit :

Scène ouverte aux honfleurais ; une programmation de La Taberna
Avec Third Ete, Joe Laq, JR et sa bande, Oscar Benitez, Les Zikonocats et autres surprises.


Des marionnettes pour une « Dispute » poétique

Se familiariser avec la culture est l'un des objectifs de « Paroles Paroles » qui ouvre également une page poétique et fait participer les enfants.
Mercredi matin, la poésie était donc à l'honneur sur le marché bio et devant le Grenier à Sel où s'étaient installés, tels les saltimbanques du théâtre de rue, 9 élèves de 5ème du collège Descartes du Havre, situé en réseau d'éducation prioritaire.
Tout a commencé par un projet sur le silence mis en place par Bernard Vercier professeur de SVT et Anne-Sophie Lopez professeur documentaliste gèrant le CDI, ceci dans le cadre d'un Itinéraire De Découverte (IDD).
Dès le début de l'année scolaire, la classe entière a commencé à travailler à la lecture de « La dispute » de Marivaux. L'idée de transposer cette comédie en un acte en spectacle de marionnettes s'est alors faite jour rendant cette prose plus accessible. Le choix de ne pas faire parler les marionnettes étant pris, il a fallu traduire le texte en actions.
Après les vacances de février, les professeurs ont gardé 9 volontaires, pressentis capables de mener ce projet à terme.
L'on est alors passé à la construction du spectacle proprement dite, avec ce travail un peu plus ingrat
de la réflexion puis de la création du décor et des marionnettes. Les professeurs ont ainsi guidé les élèves dans la fabrication faisant découvrir la notion du beau et de l'esthétique.
Les élèves se sont réellement investis réalisant seuls de très jolies marionnettes confectionnées avec des tissus issus de différentes cultures. Le décor sobre a été réalisé avec des cagettes peintes en noir mettant en valeur les objets de récupération (mousse, coquillages, bois) qui représentent trois univers distincts, offrant aux spectateurs un réel esthétisme.
Les élèves ont eu ensuite à se familiariser avec le maniement des marionnettes. « Je pensais avoir plus de difficultés à leur apprendre à manipuler mais en fait cela a été rapide et spontané » s'est réjoui Bernard Vercier, « ils se sont véritablement approprié les marionnettes. »
Les professeurs ont également été aidé par deux assistants pédagogiques : François pour le décor et Suny pour le son qu'il a monté avec les jeunes.

 L'objectif de travailler sur le silence et la concentration a été atteint et le résultat est à la hauteur des espérances des professeurs. Les artistes en herbe ont donné plusieurs représentations pour les classes participant à la matinée de la poésie ainsi qu'aux passant de la rue de la Ville. Tandis que Imen, Nesrin et Ilhem, les décoratrices apportaient les accessoires au fur et à mesure du déroulement, Lenny, Mohamed, Yanis, Idrissa, Bilail et Djibril ont parfaitement su capter l'attention du public qui en a oublié les manipulateurs. Ces élèves, qui l'ont créé de A à Z, ont offert un spectacle abouti de qualité et très poétique.
Preuve en est, une fois de plus, que l'enseignement artistique est d'une absolue nécessité...

Pauline Bréhat


Des Brigades d'Intervention Poétique dans les rues de Honfleur !

Le Printemps des Poètes s'est prolongé à Honfleur en ce mercredi matin grâce à la bonne idée de l'équipe de « Paroles Paroles » en collaboration avec les écoles et lycée de la ville.
En effet, des Brigades d'Intervention Poétique se sont abattues notamment sur la place Sainte-Catherine, à l'heure du marché bio. Elles y ont interpellé les passants leur proposant de déclamer des poésies apprises pour l'occasion.
11 classes ont participé à cette opération poétique de la maternelle au club théâtre du collège. Des élèves du Havre ont également joué un spectacle de marionnettes devant les Greniers à Sel (à lire ultérieurement).
Les promeneurs ont été charmés et très réceptifs à ces cadeaux offerts avec spontanéité et joie par les élèves, petits et grands.
Des poésies ou textes déclamés dans les rues, sur une place de marché, par des jeunes, investis, ... tout espoir n'est donc pas perdu !...

P.B.


PROGRAMME DU JEUDI 24 MARS :

-Petit Grenier à Sel, réservé aux scolaires :

« La pantoufle » de Claude Ponti, Compagnie Akama (Avranches), scène professionnelle.

-Salle Chocolat- Equemauville- 18h -20h

Stage Vox Contact 1 avec Marie-Paule Bonnemason
stage amateur en 2 parties ouvert à tous, 30€, aucune compétence particulière requise

Se mettre en contact avec sa voix, se connecter avec celle des autres, faire naître une esthétique, celle du chanteur. L'instant, la surprise, la voix à l'état brut, c'est elle qui nous dira qui nous sommes.
A travers des jeux et expérimentations, seul, à 2 ou 3, on porte une attention particulière au corps et à son fonctionnement, on s'exprime en laissant un instant de côté le mental et l'auto-jugement...

marie-paulebonnemason.org

 


PROGRAMME DU MERCREDI 23 MARS

RUES ET MARCHE- DE 9H30 à 12H30 :

Tous poètes! Marché de la poésie :  les enfants des écoles y ont pris goût ! De la maternelle à la terminale, les Brigades d'Intervention Poétique envahissent les places et les trottoirs sans un temps mort. Poésie, marionnettes...C'est encore le printemps des poètes...


PETITGRENIER A SEL- 15H ; tout public, 4/6€ durée 1h :

« La pantoufle » de Claude Ponti, Compagnie Akama (Avranches), scène professionnelle, mise en scène Clothilde Caro.
Auteur et illustrateur phare de la littérature jeunesse, Claude Ponti nous plonge dans la vie rêvée d'un fœtus de 9 mois.
Dans sa pantoufle équipée de toutes les commodités de la vie intra-utérine, avec l'aide de son ami l'Oreiller, Grand Bébé prend toutes les précautions afin d'être prêt à naître.
Un spectacle « philosophiquement drôle » à voir en famille.


SALLE JEANSON- EQUEMAUVILLE - 19H30 ; tout public ;  4/6€ ; durée : 1h15 :

« Funérailles d'hiver », de Hanokh Levin, par la Madrid Biscuits Compagnie (Le Havre), scène amateur, direction du travail Bernard Vercier.
Deux familles consacrent à un événement de la plus haute importance : le mariage de leur progéniture. Rien ne pourra les arrêter dans leur projet, pas même l'annonce du deuil et de l'hommage à rendre à leur parente défunte. La fuite jusqu'aux confins de l'Himalaya est la seule solution pour ne pas avoir à être mis officiellement au courant de la mort de leur proche.
Une pièce cruelle et hilarante.


SALLLE JEANSON- EQUEMAUVILLE- 21h ; tout public ; 4/6€ ; durée 55mn :

« Un abruti, ça rêve infiniment » de Francis Romon, Compagnie du Voyageur Immobile (Rouen), scène amateur, mise en scène de Pierre Bauza et Jean-Christophe Blondel.
L'invitation de son ami va bouleverser la vie d'un jeune garçon surnommé « l'abruti » par son entourage. Il va découvrir les livres, la poésie et ouvrir les yeux sur un monde jusqu'ici inconnu. De l'enfance à l'âge adulte, nous partageons ses déceptions, ses émois. Parviendra-t-il à échapper à sa destinée ?

PB


Une ouverture de bon augure...

« Je suis heureuse de procéder à l'ouverture du 8ème festival « Paroles Paroles », le rendez-vous citoyen de la francophonie ». C'est en ces termes que la présidente des Z'ateliers de la Tête de Bois, Valérie Serres, accueillit les premiers festivaliers mardi soir au Grenier à Sel.
Nathalie Oléon-Papin, qui s'est échappée quelques instants d'une importante réunion de la Communauté de Communes en compagnie de Michel Bailleul maire d'Equemauville, réitéra le soutien de la municipalité à ce festival incontournable de la saison culturelle. Tous deux remercièrent les bénévoles sans qui rien ne serait possible et souhaitèrent le plein succès de cette nouvelle édition.
Après le vibrant hommage de Valérie Serres au travail de la directrice du festival Vanessa Simon-Catelin, cette dernière remercia à son tour les élus pour leur soutien à la fois financier et moral, l'équipe de la régie avec Matthieu, Alexandre et Sylvain, la directrice du service culturel de la municipalité Evelyne Jouan qui gère les services techniques, Benoît du Batolune et l'équipe de la Taberna « qui aident à l'envol du festival », la trentaine de bénévoles « une équipe qui grandit d'années en années » et les artistes pour leur présence et leur générosité.
Une petite note un peu plus sombre vint s'ajouter à ces remerciements lorsque Vanessa Simon-Catelin évoqua le décès de Yannick Boitrelle un mois auparavant. Il fut président de la FNCTA (fédération nationale des compagnies de théâtre et d'animation) et « porta véritablement le festival. Il est là avec nous et nous sommes heureux de lui offrir ce festival. » Un hommage lui sera rendu à la clôture le 31 à Equemauville.
Enfin, en hommage aux victimes de Bruxelles, Vanessa Simon-Catelin lu un texte écrit à la suite des attentats de Paris.

Un Pique-Nique Diatonique sans Remords

Afin de bien débuter le festival, trois spectacles gratuits furent proposés en cette première soirée.
Dans le Grenier à Sel où l'équipe de la Taberna a aménagé le « village du festival » dans un magnifique décor campagnard, Orange Diatonique donna un aperçu de son talent de chanteuse lyrique et humoristique. On pourra la retrouver pour une représentation complète dimanche 27 dans le Petit Grenier.
Ce fut ensuite au tour de la Compagnie Salé Sucré d'agrémenter le cocktail de bienvenue en interprétant des chansons sur des musiques jazz, musette ou calypso. Un accord parfait entre Marie-Laure Sucré auteure, compositrice et accordéoniste, Isabelle Payen chanteuse et comédienne et Nelly Hervé comédienne, chanteuse et metteuse en scène. Des textes ciselés, un humour souvent corrosif, une radiographie de la société actuelle sur les thèmes universels de l'amour et de l'amitié.
Enfin dans le Petit Grenier, la Compagnie Accord Tacite présenta le travail débuté en résidence à Equemauville en juillet dernier. Il s'agissait d'une pièce de Jean-Luc Lagarce « Derniers remords avant l'oubli » écrite en 1987. Ainsi que l'a précisé le metteur en scène Bernard Vercier, une restitution de résidence offre aux comédiens l'opportunité de proposer l'aboutissement d'une recherche commune qui sera encore peaufinée. Les six comédiens retranscrivirent parfaitement l'écriture de l'auteur dont les personnages reprennent sans cesse ce qu'ils viennent de dire en modifiant et en tentant d'expliquer les choses sans être capables, au final, de les dire véritablement.
Une soirée qui augure d'une édition variée et talentueuse.

Pauline Bréhat


Programme du Mardi 22 Mars :

GRAND GRENIER A SEL ; 19h :

Ouverture du Festival
présentation officielle du programme de la semaine en compagnie d'Orange Diatonique

GRAND GRENIER A SEL; 19h30 ; tout public, gratuit, durée 1h :

« Le Pique-nique » par la Compagnie Salé Sucré (Rouen), scène semi-professionnelle, mise en scène Nelly Hervé :
comédie, voix et instrument pour un étrange pique-nique où la chanson est un prétexte pour ne rien prendre trop au sérieux.

PETIT GRENIER A SEL; 21h, tout public, gratuit, restitution de résidence, durée 1h30 :

« Derniers remords avant l'oubli » de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Bernard Vercier, compagnie Accord Tacite (Le Havre), scène professionnelle :
Pierre, Hélène et Paul se retrouvent dans la maison de campagne qu'ils ont achetée ensemble vingt ans auparavant. Le temps d'un week-end, ils vont tenter de liquider un passé encombrant tant pour eux que pour leur entourage qui les accompagne dans cette douloureuse transition.

P.B.


« Paroles Paroles » en partenariat avec le Batolune

Chaque année le Festival recherche de nouveaux partenaires, soutiens financiers indispensables mais également importateurs d'idées.
Pour cette 8ème édition, l'équipe du Batolune s'est associée aux Z'Ateliers de la Tête de Bois. Ainsi que l'explique Benoît Nicolle le régisseur : « nous souhaitions nous élargir et nous ouvrir un peu plus sur la ville ; une collaboration avec le festival nous a semblé intéressante. Le but est de mettre en avant les artistes de la région ». Un échange de bons procédés qui a permis d'offrir, durant l'année, des résidences à plusieurs compagnies, celles-ci restituant leurs créations au cours du festival.
Pour les spectacles « hors les murs » soutenus par le Batolune, « Orange Diatonique » qui a bénéficié d'une semaine de résidence jouera au petit grenier à sel ; la compagnie Akama se produira au même en endroit avec « La pantoufle » de Claude Ponti qui sera également proposé aux scolaires pour 4 représentations. Nicolas Ragu du Théâtre du Chariot jouera sa pièce « Le jour de la dernière goutte ou Monsieur Pipi » sur la scène du Batolune.
C'est la soirée sur le thème de la chanson française qui a ouvert le festival samedi soir avec Bob's no Dead et, en première partie, l'excellent groupe lexovien Mado et les frères Pinard qui ont conquis le nombreux public.

« La pantoufle » au petit grenier à sel mercredi 23 mars à 15h
« Le jour de la dernière goutte ou Monsieur Pipi » au Batolune le vendredi 25 mars à 20h30
« Orange diatonique » au petit grenier à sel dimanche 27 mars à 20h30

P.B


« Paroles Paroles »  Atelier Marionnettes…

Pendant le festival, la Compagnie du Souffle 14 propose une d'atelier de fabrication de marionnettes avec du matériel recyclé.
Au Grenier à Sel mercredi 23 mars de 16h à 17h
Gratuit et ouvert aux enfants de plus de 7 ans sur réservation
Il ne reste que quelques places alors, inscrivez-vous vite par mail :
souffle14@orange.fr

Un atelier proposé par Lorena Felei, animé par Servanne Avezard qui dirige depuis la rentrée de 2015 un nouvel atelier théâtre destiné aux ados de 12 à 15 ans pour la Compagnie du Soufffle 14, et par Mauricette Canu, bénévole du festival


« Paroles Paroles » Programme du Samedi 19 mars

"Au Batolune" soirée chanson française  à 20h30

Mado et les Frères Pinard : après après avoir passé une semaine en résidence au Batolune, le groupe lexovien ouvrira la soirée « chanson française »au rythme du swing, du jazz manouche ou de la musique orientale. Percussions, banjo, ukulélé ou le trombone de Mado entraîneront le public à travers des chansons à textes festives et/ou engagées.


"Bob's Not Dead" poursuivra cette soirée placée sous le signe de la fraternité et de l'engagement. Punk à crête avec sa guitare sèche et « Paulette » sa boîte à rythmes, il chante la vie, la « vraie », celle des « petites gens », des victimes, des mauvais moments plus nombreux que les bons. Dans la veine des Yves Jamait, Mano Solo ou Renaud...

Tarif : 10/12€
réservation le Batolune
02 31 81 42 21
contact@lebatolune.fr


L'équipe de «Paroles Paroles » prête pour le coup d'envoi !

Une bonne partie des bénévoles du festival « Paroles Paroles » était réunie ce soir à la mairie pour une présentation complète de la 8 ème édition du festival
En présence de l'adjointe à la culture Nathalie Oléon-Papin, du maire d'Equemauville Michel Bailleul, d'Evelyne Jouan du service culturel, de Benoît Nicolle régisseur du Batolune, de Laurent Rebut de l'association « Cascade », de l'équipe de La Taberna nouvellement partenaire, la directrice artistique Vanessa Simon-Catelin a souligné les points forts de la programmation (38 spectacles, 150 artistes), rappelé les objectifs (créer du lien et soutenir la création), évoqué les stages (pendant et en amont du festival) et précisé les nouveautés dont nous reparlerons dans nos prochaines publications.
L'on entre dans la phase des ultimes réglages et mises au point, mais pas d'inquiétude : tous seront fin prêts pour l'ouverture officielle mardi 22 mars !


Du 19 au 31 mars : « Paroles Paroles » le Festival Citoyen de la Francophonie

Le rendez-vous culturel, organisé par les Z'ateliers de la Tête de Bois soutenus par l'association Cascade, ouvrira ses portes samedi 19 mars pour deux semaines de spectacles divers et variés alternant théâtre, chant, musique, contes, marionnettes ou encore poésie.
Petit retour en arrière : il y a huit ans,  l'association Grain de Sel de la communauté sénégalaise honfleuraise a mis sur pied ce festival, désireuse de rassembler et partager la culture francophone. Elle a peu à peu laissé la direction artistique à Vanessa Simon-Catelin qui venait alors de créer les Z'Ateliers de la Tête de Bois dont les membres se sont immédiatement investis dans le projet. En collaboration avec le service culturel de la municipalité honfleuraise, elle a également été rejointe par les membres de l'association Cascade pour la programmation scolaire. Grâce aux nombreux bénévoles passionnés, « Paroles Paroles » s'est ainsi étoffé. L'on a conservé le fil rouge de la francophonie et développé l'esprit participatif et citoyen . Depuis deux ans, le service culturel délègue totalement et a passé un accord de confiance à l'équipe notamment en ce qui concerne la programmation. La directrice artistique tient à souligner que « le soutien de la municipalité demeure à la fois moral, financier et logistique. Nous sommes également soutenus par la municipalité d'Equemauville, l'union normande de la F.N.C.T.A. (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d'Animation, l'Office de Tourisme de Honfleur, mais aussi, les commerçants, les écoles et les particuliers qui sont de plus en plus nombreux à participer et proposer des projets, des idées. C'est le festival de tous ceux qui veulent participer. »

« Renforcer le lien social et culturel »
Les maîtres-mots de l'équipe du festival sont : tous les arts, tous les genres, pour tous les goûts.
Les spectacles doivent être accessibles à tous, et surtout à ceux qui n'ont pas toujours la possibilité d'aller vers la culture. De nombreuses représentations sont gratuites et les tarifs des entrées payantes sont minimes avec, cette année, l'opportunité de se procurer un pass permettant d'accéder à toute la programmation. Des séances sont prévues pour les scolaires et les élèves attendent chaque année ce rendez-vous avec curiosité et envie. Une judicieuse façon d'atteindre les parents à travers leurs enfants et d'inciter à être curieux, à sortir ensemble, à s'extirper du chacun pour soi et des écrans qui isolent plus qu'ils ne rassemblent.
A travers cet heureux mélange artistique, l'on découvre ainsi la volonté affichée de « lutter contre le repli sur soi, contre les peurs, en renforçant le lien social et culturel qui devrait nous rassembler tous. » Ainsi que l'a écrit Vanessa Simon-Catelin dans le préambule du programme : « nous créons, incitons à la pratique des arts, car nous aspirons au « beau » et au « mieux vivre », ensemble. « Paroles Paroles » est une porte ouverte vers l'autre, vers soi. »


Plus de 30 spectacles
Le nombre de spectacles proposé bat un record cette année avec plus de trente représentations et plus de 150 artistes à se côtoyer et rencontrer le public. La langue française est toujours mise à l'honneur même si l'on trouve des textes d'auteurs allemands ou anglais parmi les œuvres présentées.
Le festival se veut un tremplin pour des créations et une scène prioritairement ouverte aux compagnies locales. Mais le projet de rassembler autour de la culture ne serait pas cohérent si des artistes d'autres départements ou même d'autres pays n'y étaient pas également invités. Ainsi cette année,le théâtre du Roi de Coeur, scène professionnelle de Bergerac, le Théâtre Universitaire Royal de Liège, la Malle Théâtre, scène professionnelle de Rennes se produiront parmi les troupes normandes (amateurs et professionnels) du Havre, de Louviers, de Honfleur, d'Avranches, de Rouen, de Blangy-le-Château, de Grand-Quevilly ou encore de Caen.
Vanessa Simon-Catelin et son équipe n'aspirent qu'à une seule prétention : allier qualité et convivialité : « nous ne souhaitons pas devenir une « grosse machine ». Nous préférons demeurer dans les dimensions actuelles avec un esprit familial autant que professionnel. »
Un objectif facile à maintenir grâce aux talents émergents ou implantés et à l'implication de chacun afin que « Paroles Paroles »poursuive sa route vers une culture pour tous.
Pauline Bréhat


Pratique

- Pour tous les spectacles à Equemauville ou aux Greniers à Sel :
Sur place à l'office de tourisme - Quai Lepaulmier, 14600 Honfleur - 02 31 89 23 30
Par mail (si vous ne pouvez pas vous déplacer) : tetedebois@ymail.com
Sur place à partir du vendredi 25 mars - ouverture de la billetterie 20 mn avant le début de chaque spectacle

Tarif réduit (enfants / étudiants / demandeurs d'emploi / adhérents FNCTA) :
4 € ou pass festival 15 €
Tarif plein (18 ans et plus) :  6 € ou pass festival 25 €

Attention !
Pour les spectacles au Batolune, réservation directement auprès du Batolune
18 rue des Corsaires - 14600 Honfleur
Tél : 02 31 81 42 21  contact@lebatolune.fr
5 € / 8 € / 10€ / 12 € selon les spectacles

En complément : http://www.paroles-paroles.fr/#nil