Route du Rhum : le skipper honfleurais Pierre-Louis Attwell au départ de la course…

@Honfleurinfos : Le skipper honfleurais PierrLouis Attwel à la barre de "Résilient" : Crédit photo Anne Beaugé.

Dans une interview accordée à Honfleur-Infos, quelques heures avant son départ de la Route du Rhum, le skipper Honfleurais Pierre-Louis Attwell revient sur sa préparation, sa prise en main de son nouveau bateau « Résilient » dans la catégorie IMOCA, et sur son envie de faire connaître les maladies invisibles.
 
13 h 02, ce dimanche 1er novembre, la flottille de la Route du Rhum en solitaire prend le départ d’une course qui emmène les bateaux de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Parmi cette flottille, le skipper honfleurais Pierre-Louis Attwell, sur son nouveau bateau « Résilient » dans la catégorie IMOCA.
Quelques heures avant son départ et de franchir l’écluse du port de Saint-Malo, Pierre-Louis Attwell a bien voulu nous accorder une interview.
 
H-I : Bonjour Pierre-Louis, comment s’est passée votre préparation pour cette course en solitaire ?
 
P-L-A : « C’est l’aboutissement d’un projet et de plusieurs mois de travail, puisque c’est une transition depuis la Classe 40 sur laquelle j’ai navigué jusque-là, vers l’IMOCA. Un projet qui nous tenait à cœur depuis la transat Café L’Or de 2025. Nous donc aller à la rencontre de nos partenaires en tout début d’année et, en quelques mois, nous avons pu construire ce projet « Résilient de Vogue avec un Krohn » Aujourd’hui nous sommes très fier d’être dans cette course Route du Rhum avec une belle équipe, un beau bateau et surtout de nombreux messages de soutien. C’est aujourd’hui un vrai changement de dimension pour nous que de participer à cette course. »
 
H-I : Cette « Route du Rhum » est pour vous un nouveau défi ; quelle sera, à votre avis, la grande difficulté ?
 
P-L-A : « La grande difficulté sur cette course, c’est avant tout de s’adapter à ce nouveau bateau qui est beaucoup plus gros que l’ancien. C’est un bateau qui fait 18 mètres de long avec un mât pivotant, une quille basculante, c’est donc un bateau très complexe où la moindre erreur peut facilement vous mettre en difficulté comme par exemple la temporalité des manœuvres peut à tout moment faire tomber le mât. Il faut donc bien anticiper les manœuvres avant de les effectuer. »
 
H-I : Au-delà de cette traversée pour rejoindre la Guadeloupe, votre combat au quotidien pour faire connaître la maladie de Krohn prend, on l’imagine, une place importante. Au final, c’est quoi l’objectif : la résilience ?
 
 
P-L-A : « On a souhaité faire évoluer le message de Vogue avec un Krohn et de résilience, car, pour moi, il est important de continuer à avoir des objectifs de vie ambitieux malgré une maladie. Il est important de faire connaître ces différentes maladies et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons pu embraquer des personnes malades, pas uniquement souffrant de maladies digestives ou qui vivent avec un cancer et c’est là que l’on voit que, si les parcours de soin sont différents, les parcours de vie sont identiques. Il faut garder espoir et se projeter dans l’avenir. »
 
H-I : Les Honfleurais, et plus parti-culièrement le CNH, vont vous suivre tout au long de cette course, avez-vous un message à faire passer ?
 
P-L-A : « Je suis très fier de porter les couleurs de la ville de Honfleur et, bien entendu, du Cercle Nautique Honfleurais que je salue… »
 
Au dernier pointage de ce lundi matin, Pierre-Louis avait gagné une place et pointe désormais en 13e position et navigue à la vitesse de 17 nœuds.

@Honfleurinfos : En route pour la Guadeloup : Crédit photo Jean-Marie Liot
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