Le maire de Honfleur rend hommage au Père Zannier…
« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès du Père Daniel Zannier. Avec lui disparaît une figure, un personnage très apprécié.
Né en 1929 à Cabourg, il est ordonné prêtre en 1953. Il poursuit sa mission en tant qu’enseignant pastoral de Colombelles de 1983 jusqu’en 1990. 1990, année à partir de laquelle il est nommé prêtre auxiliaire de Gonneville sur Honfleur.
Daniel était un vrai curé de campagne attaché à sa belle commune de Gonneville sur Honfleur. Il n’en était pas moins un personnage connu dans tout notre canton pour avoir exercé son sacerdoce dans plusieurs de nos petites communes rurales et également à Honfleur où il ne manquait pas une fête des Marins à Notre Dame de Grâce. Son sourire, sa bonhomie, son humour étaient d’un grand réconfort pour les personnes qui le côtoyaient. C’était aussi un homme cultivé d’une grande humilité quelque fois un peu triste devant la condition humaine. Daniel était touché par les gens notamment les plus modestes et les plus pauvres.
Passionné de petite mécanique et notamment d’Horlogerie, il ouvre dès 1998 dans son presbytère de Gonneville, un petit atelier de réparations d’horloges et de pendules avec une douzaine de passionnés, ou il répare un grand nombre de pendules, horloges, réveils et carillons toujours prêt à rendre service.
Le père Zannier était un homme honnête, sincère et sympathique et il nous manque déjà à tous.
J’adresse à sa famille à ses proches aux habitants, qui l’ont connu et apprécié et en particulier à ses paroissiens Gonnevillais, mes sincères condoléances. »
Michel Lamarre
Maire de Honfleur
Vice-président du Conseil Départemental
Le Père Zannier est décédé…
Programme des cérémonies de la Libération de Honfleur…
Vendredi 24 Août :
18h00 : Dépôt de gerbe sur la tombe de M. Roger Hebert, au cimetière de Saint-Gatien-des-Bois par la société d’Anciens Combattants AFN et tous les conflits, l’association « Honfleur 1939-1945 » et des élus Honfleurais.
Dimanche 26 Août :
8h15 : Départ du convoi de véhicules militaires Quai Carnot jusqu’à la stèle des fusillés au Buquet.
8h45 : Cérémonie à la stèle du Buquet
9h00 : Départ de la stèle pour rejoindre le cimetière Saint-Léonard
9h20 : Cérémonie au cimetière Saint-Léonard avec dépôt de bouquets par l’association « Honfleur 1939-1945 » sur les tombes des soldats Britanniques
10h00 : Messe en l’église Sainte-Catherine
11h15 : Départ du défilé avec la fanfare du Réveil Saint-Sauveurais pour le monument aux morts, suivi de la cérémonie au monument aux morts
11h45 : Départ du défilé dans les rues de Honfleur jusqu’à l’hôtel de ville
12h30 : Réception à la mairie
« Mon Frère » de Daniel Pennac…
« Je ne sais rien de mon frère mort si ce n’est que je l’ai aimé. Il me manque comme personne mais je ne sais pas qui j’ai perdu »…
Deux récits qui sont mis en parallèle. Dans l’un, l’auteur raconte qu’il a monté au théâtre la pièce Bartleby de Merville. Il nous donne de la pièce une version écourtée telle qu’il l’a séquencée pour la scène. Bernard était réellement « bartlebyen ».C’est un monologue que le narrateur a joué seul sur scène (puisqu’elle est elle-même un monologue). Il y est question d’un scribe, Bartleby, employé par un notaire ou plutôt qui s’installe chez un notaire et qui refuse de collationner les minutes qu’il rédige : « je préfère pas ». Au fil du temps, le scribe n’écrit plus, ne fait rien et lorsque le notaire déménage faute de pouvoir renvoyer le scribe qui s’incruste, Bartleby restera toujours là : « je préfère pas »…
Ce récit de la pièce alterne avec les souvenirs que le narrateur garde de son frère qui est mort. Il nous explique son ressenti pendant qu’il jouait la pièce ainsi que le ressenti du public, qui veut à toute force trouver une explication à l’attitude de Bartleby : peut-être qu’il sait écrire mais pas lire ? D’où vient –il, quelle est son histoire ? Il n’y a pas de réponse à toutes ces questions.
Le désir de monter cette pièce est venu à l’esprit du narrateur en pensant à son frère, Bernard, disparu, dont la présence ne le quitte pas.
On est un peu comme dans une succession de miroirs qui se regardent les uns les autres. Au théâtre l’acteur/narrateur joue seul sur scène mais Bartleby est toujours présent ; tout comme dans la vie où, l’émouvant souvenir de Bernard, son grand frère défunt est toujours présent dans l’esprit du narrateur. Un livre gorgé d’émotion.
Quelques mots sur l’auteur : Daniel Pennacchioni dit Daniel Pennac est un écrivain français, né en 44 à Casablanca au Maroc. Son père est militaire et la famille le suit dans ses déplacements en France et à l’étranger.
Mon Frère de Daniel Pennac aux éditions Gallimard

